Page d’accueil

lundi 12 décembre 2016

Foule à l'enterrement du journaliste Mohamad Tamalt, emprisonné pour "offense au président"

Des centaines de personnes ont assisté lundi à Alger à l'enterrement d'un journaliste algérien mort alors qu'il purgeait une peine de prison pour "offense au président de la République".
La mort en détention de Mohamed Tamalt, une première en Algérie, a suscité de nombreuses protestations des organisations de défense des droits de l'Homme.
Critique du pouvoir, cet homme de 42 ans avait été condamné en juillet à deux ans de prison pour "offense au président de la République" Abdelaziz Bouteflika en raison de contenus publiés sur Facebook.
Hospitalisé fin août, il est mort dimanche dans un hôpital d'Alger "après plus de trois mois de grève de la faim suivie d'un coma de trois mois, selon son avocat Me Amine Sidhoum.
Ce décès "n'est pas pour soigner l'image d'un Etat qui, en matière de respect des droits de l'Homme, a squatté durablement le bas des classements", a jugé le quotidien "Liberté".
De son côté, le journal "El Watan" a évoqué "l'embarras" du pouvoir face à cette première dans l'histoire de la presse algérienne qui a payé dans les années 1990 un lourd tribut à sa liberté, avec une centaine de journalistes assassinés par les groupes armés islamistes.
Mohamed Tamalt, qui possède également la nationalité britannique, animait une page Facebook suivie par près de 10.000 personnes et sur laquelle il publiait des contenus mettant en cause des responsables du pays ou des membres de leur famille.
Amnesty international a appelé dimanche les autorités algériennes à "ouvrir une enquête indépendante, approfondie et transparente sur les circonstances de la mort" du journaliste.

Tempsreel.nouvelobs

leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire