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mercredi 24 décembre 2014

Rafle contre les migrants clandestins

La Ligue algérienne des droits de l’homme dénonce, aujourd’hui, les conditions de rapatriement des migrants clandestins nigériens lancé depuis quelques semaines par les autorités algériennes. La Laddh fait état d'une rafle à Oran. Par Naziha Sadki
La Laddh dénonce les conditions de rapatriement des migrants clandestins. Photo: Sidali / New Press

La section d’Oran de la Ligue algérienne des droits de l’homme a constaté des faits graves qui se sont déroulés au cours de la nuit.
« L’opération de rapatriement des migrants et migrantes issus du Niger, rapatriement que l’on essaye de transformer presque en voyage d’agrément se dévoile être, ce mercredi, ce qu’elle était depuis le début :une simple opération d’expulsion collective interdite par la convention ratifiée par l’Algérie qui fait ce qu’elle a toujours fait en ce domaine ratifier, pour la vitrine démocratique,  mais ne rien respecter », indique la LADDH.
Selon l’organisation des droits de l’homme, une rafle de grande envergure a ciblé toutes personnes de peau noire. Elles ont ensuite étaient dirigées avers un centre où elles doivent justifier leur situation.
« Très tôt ce matin, pour ne pas dire pendant la nuit, des familles entières ont été sommées par les personnel appartenant à la police de quitter leurs lieux d’habitation, de prendre le minimum d’affaires pour ensuite être dirigées collectivement vers un centre situé à la sortie Est d’Oran.
Les personnes, arrachées à une vie qu’elles comptaient reconstruire petit à petit, sont actuellement regroupées dans ce centre où elles défilent un par eux devant ceux qui sont chargés pour la partie Algérienne de collecter des informations. La plupart des personnes de nationalité diverse tente de montrer à travers leurs documents qu’elles n’étaient pas Nigériennes ».
La Laddh souligne que ces pratiques vont à « l’encontre des engagements internationaux de notre pays et de ces réponses lors de l’examen du rapport présenté par l’Algérie en application de l’article 74 de la convention ratifiée par l’Algérie ».

N.S Impact24
leBloggers

2 commentaires:

  1. Je ne vois pas ce qu'il y a matière à s'indigner dans une telle opération d'identification de clandestins et de mendiants nigériens destinés à être rapatriés dans leur pays sur la demande de leur gouvernement. Selon " El Watan les non Nigériens ont été relâchés. Où est l'expulsion ? La rafle - comme ces choses là sont dites - à ciblé toutes les personnes de peau noire: que je sache, c'est le but de l'opération puisque les Africains du sud du Sahara sont précisément reconnaissables à la couleur de leur peau, dommage pour eux. Une fois de plus la LADDH se décrédibilise.
    De toutes façons ces population n'ont aucun avenir dans un pays sous développé et qui avec la chute du baril de pétrole sous 40 dollars va se retrouver au niveau du Bengladesh. Et toutes les ligues des droits de l'homme aux ordres de l'Occident n'arriveront pas à obliger les Algériens à se laisser voler leur pays comme de pauvres Européens ligotés par la culpabilité due à l'esclavage et à la colonisation.

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  2. A mille individus par wilaya on peut déjà évaluer les mendiants nigériens au bas mot à 1000 x 40 wilayas égale 40 000 mendiants nigériens. C'est aussi bête que ça. Plus encore: un seul camp peut contenir jusqu'à mille individus comme à Boufarik et Guelma. Une seule ville comme Oran en a recensé 3489 en septembre dernier et la wilaya d'Oran compte plusieurs villes pas seulement le chef lieu. Tamanrasset et les grandes villes du Sud, n'en parlons pas. Alors quand Fouad Hassam écrit que l'Algérie n'accueille que quelques milliers de migrants en Algérie et non des centaines de milliers c'est vraiment se moquer du monde.
    Il y a une différence entre protéger les réfugiés de guerre en leur accordant l'asile territorial ou respecter les droits des travailleurs migrants qui ne doivent pas êtres sous payés, exposés au danger etc...et appeler à une invasion de l'Algérie par les mendiants nigériens comme le fait Fouad Hassam dans son communiqué publié cette semaine sur Algéria Watch.

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