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vendredi 24 octobre 2014

Ma chronologie deuxième partie


« Prévoir, vaux mieux que guérir »
Retour un peu en arrière.
Si vous êtes arrivé à ce moment de votre lecture, vous vous dites peut-être mais qu'est-ce qu'il veut celui là, mais ou il veut en venir ?
C’est simple, j'ai décidé de raconter ma vie.
C'est vrai qu’il est difficile pour quelqu’un comme moi avec une scolarité très médiocre, j' ai quitté l’école très tôt pour allez m’aventurer dans les chantiers, de trouver les mots, le vocabulaire pour m'exprimer comme je l’entend. D'un autre coté c’est mieux que de ressembler à beaucoup d’intellectuel que je connais et qui suivent les instructions d’un abruti d’officier de la DRS qui n'a même pas eu son bac, bref.
J'ai toujours été très impressionné par les intellectuels.
Je vais vous raconter une histoire qui m'a beaucoup marquée.
En 1994 j'atterris dans une multinationale, je rencontre quelqu’un dont je ne me rappelle même pas le nom, il était de Sidi Bel Abbes, c’était un soudeur homologue, à l'époque je croyais que c'était un grand intellectuel, un septuagénaire intellectuel parce qu’il parlait correctement le français. Une fois lors d’une soirée arrosée dans sa chambre, on était en train de prendre quelques verres, j'étais attentif à tout ce qu’il disait, quand une phrase sortie de sa bouche, c' était comme une claque, Pouff, Waww .. . « Prévoir, me dit-il, vaux mieux que guérir »...une phrase magique, je ne l'avais jamais entendue, elle m'a saoulée, il faut dire que je l'étais déjà pas mal ce soir là.
J’ai passer beaucoup de temps après, dans les chantiers, justement, à frimer avec cette phrase magique, chaque fois quand je la prononçais, je prenais mon souffle, que tout le monde se taise, le sage parle : « Dans la vie, prévoir c'est mieux que guérir ». Je lui donnais tellement de temps pour la prononcer que j'espérais que tout ceux qui m'écoutaient devaient vraiment penser la même chose : « c’est fou comme ce jeune est intellectuel... ». Jusqu’au jour où, tout seul dans ma chambre, je réfléchissait à tout et à rien, et là, je me rappelle de ces mots magiques, et pour la première fois, j’ai pensé à les traduire en arabe, ce n’était pas compliquer, mais cette traduction allait pour moi devenir une autre claque, « prévoir mieux que guérir...Elwikaya kheiron mina el3ilage ». Oupss c’est quoi ce délire ? Mais je la connaissais depuis que j’étais gosse cette phrase, on nous l’apprenait même a l’école, pourquoi alors penser que c’était si magique ???
Mon grand regret c'est d’avoir quitté l’école très tôt, j’avais besoin, énormément besoin de m’instruire, mais sur les chantiers, c’est pas vraiment le meilleur endroit, on apprend pas le vocabulaire, on apprend l’étape suivante, l’expérience. J'ai raté cette marche alors qu'elle me devenait plus que nécessaire quand j'ai commencé à me mêler de ce qui me regardait.
Après cette histoire, j'ai profité d'un moment de sablage, comme on dit à Hassi-Messaoud de quelqu'un au chômage, pour me remettre les idées en place et j'ai commencé à travailler pour une autre multinationale, elle s’appelait Schloumberger. Mais avant d'être recruté je devais passer par un autre monstre que « les expatriés », c'est ainsi que l'on appelle les patrons étrangers : les sous traitants. J'allais apprendre à les connaître.
Mon premier sous traitant c'était la GSF, Gardiennage et sécurité financière, elle appartenait aux deux fils de l'ex divisionnaires de la sureté nationale, Beloucif Ali et Nait Abdelazziz,. Ils me payaient , à l'époque pour 12heures de travail par jour la moitié de ce que je gagnais10 ans auparavant, sans assurance, sans prise en charge, 15 000DA par mois, dans une enveloppe, il fallait juste signer un papier.
L’esclavagisme... !! Non l’esclavagisme dans le sud algérien c’était la spécialité des multinationales mais ce monstre avait un autre nom, je ne sais pas quoi, je ne sais pas comment le définir, je dirais seulement qu’ils étaient nos nouveaux maîtres.
Ce Karim Beloucif, le fils de Ali Beloucif, patron de cette boite (GSF), venait faire la ronde avec son chauffeur le soir, dans sa Mercedes, avec un joint dans la main, El anabi, comme en disait, un gros joint, ivre il nous regardait comme si nous étions des bêtes. Cela vous touche, on avait l’impression de ne pas mériter nos corps d'humains, car un corps humain normalement c’est humain, il a des sentiments, un esprit et je ne sais quoi d’autre.
Cinq années dans cette boîte ça m' a seulement appris à être rabaissé, à me sentir un moins que rien, un homme inférieur à la personnalité indigne de vivre.
Puis j'ai continué ma vie ailleurs, et donc comme je vous l'ai déjà dit, me voilà après cette première expérience employé dans une autre multinationale comme responsable de la sécurité.
Je ne manquais de rien, c’est vrai, mais j’avais envie de faire quelque chose d'autre que d'apprendre à me taire devant tant d'injustices, je crée un syndicat, deux mois après je suis suspendu, et là c’est le début d’une nouvelle ère pour moi, c’était en 2007.
Et, vous savez quoi ? en l'espace de deux mois, je perd ma mère qui est en fait grand mère mais qui pour moi est ma mère, je suis suspendu de mon travail, je suis poursuivi en justice, je divorce, et je recommence à fumer.
Je crée un petit commerce à Laghouat, je vis dans ma boutique.... et quoi d’autres ?...en deux mois, perdre sa mère, suspendu, divorcé, poursuivi en justice...et surtout, vivre dans une arrière boutique, le temps ne passe pas vite dans ces moments là. J'ai pleuré hhhhh, je ne faisais que ça, je pleurais le soir comme un gamin, tout le temps, tous les soirs, je me lamentais mais qu'est ce qui t'a pris foutu Yacine ? et ça durait tous les jours.
Je ne lâche pas, je crée un Blog, et je lance une campagne contre cette multinationale en diffusant des informations sur les pratiques de cette dernière, des vidéos, des photos qui dénoncent les conditions de travail et d’hébergement des travailleurs, et à chaque publication, un huissier de justice vient frapper, quelques jours après, à ma porte pour me soumettre une convocation en justice, « diffamation sur Internet », je ne savais même pas que ça pouvait exister, sinon je n’aurais jamais osé.
Mais bon, c'est fait c'est fait, et vous savez quoi ? toute la semaine, c’est le stress, à chaque moment j’attend qu’un huissier vienne frapper à ma porte, ou plutôt à mon garage. La seule journée où je me sentais tranquille, c’était le jeudi, nous étions encore avec l’ancien week-end, car je savais que le vendredi personne ne viendra frapper à ma porte, et me remettre une convocation en justice.
Justice, justice, justice....vous savez, la première fois que je me suis retrouvé devant la justice attaquée par cette multinationale, j’ai été devant le juge souriant, oui, vraiment, souriant, tête levée, et je pensais vraiment que ce juge allait me dire : « Qu’elle aille au Diable cette multinationale, mon fils, tu es chez toi, au Diable la diffamation, tu n'as fait que défendre les droits des travailleurs », oupss, 10 000 da d’amende, la première fois. « Wach, quoi encore toi ? » 230 000 da d'amende et trois mois de prison avec sursis, « encore ? matehchemche enta, tu n'as pas honte toi ? » 80 000 da d'amende et trois moi avec sursis, et encore et encore et encore, au même point, avec cette justice, la justice de mon pays.
J’ai même été poursuivi pour la même affaire deux fois de suite avec le même numéro de dossier, cette fois ci j'avais eu gain de cause, et c'était le procureur qui avait fait appel, oui le procureur, pas la multinationale !
Je gagne en appel et huit mois plus tard, je suis de nouveau convoqué... pour la même affaire, même dossier, même numéro. Le jour du procès mon avocat vient dire au juge : « mais monsieur le juge, cette affaire a déjà été jugée et mon client a gagné ce procès. » Imperturbable le juge lui répond : « Maâliche, cela ne fait rien » et de reporter encore une fois l'affaire « jusqu'à ce que la victime soit présente... »
Là, j'avoue que m'a tête à beuguée. Mais la victime c'est moiiiiiiiii !
Et de me demander : « je suis dans le bon sens ou je suis en train de déconner, dérailler ???
Aller/retour. De Laghouat jusqu'à Hassi-Messaoud 1000 kilomètres, trois, quatre fois par mois, et encore, cela ne finit jamais, jamais, plainte après plainte. Et puis zut, je vais encore tenir combien de temps ?...je ne suis plus sûr de rien...je vis avec ça et j'attends, j'attends. C'est quoi à votre avis les sentiments d'un homme qui a tout perdu, dans des moments pareils, tout perdu...et pourquoi ? Il doute de tout mais surtout de lui même.
Bon disons que cela arrive, ça arrive à beaucoup de gens ce genre d'histoire ! A l'époque, mes sentiments étaient différents de ceux d'aujourd'hui, car maintenant je me dis : mais c'est géniale cette histoire, j'ai vécu tout ça et j'ai tout supporté ! Mais au moment des faits c'était pas les mêmes sentiments. J'ai souffert, vous savez quand vous avez une boule de colère que vous sentez habiter dans votre ventre, je me disais tout le temps mais ce n'est pas possible que je puisse supporté encore plus cet horrible cauchemar, comment en finir avec tout ça ???????? comment en finir ????
Un héros comme je le disais au début ne pourra jamais avoir ce sentiment, ce serait lâche de sa part !!!! Je n'étais pas un héros.
Tout le monde se fout de mon histoire, j’envoie plus de 500 e mail par jour, presse, organisations syndicales, j’évite de parler de l’UGTA et de Sidi Saïd, ça me donne envie de vomir.. bon, j'ai été le voir trois fois, parce qu’il était patron de mon syndicat d’affiliation, à chaque rencontre il me disait, « t’inquiètes pas Yacine, elle se prend pour qui cette boite de merde ? je vais te montrer de quoi nous somme capables. » En sortant de chez lui, j’appelais les rares amis qui me restaient dans cette multinationale : « Héyooo, les amis, c’est bon, Sidi Saïd Abdelmadjid que je viens de rencontrer, personnellement, vient de me dire, c’est bon, ils sont foutus »... Beuf, un mois, deux, rien ne se passe, les poursuites continuent, je reviens, je reviens encore le voir, la quatrième fois, je fais 400KM de Laghouat à Alger à la centrale syndicale de l’UGTA, Place du 1er mai, Sidi Saïd est là devant moi, entourés de ses gardes du corps, il me sourit, il attend que j'aille vers lui, je suis incapable de bouger, il va alors pour sortir de sa voiture blindée, je reste scotché à quelques mètres de lui, subitement j'ai honte de moi...honte d'aller vers luije le regarde fixement bien dans les yeux et je m'en vais, c’est qu’un petit CON de menteur, je venais de le comprendre !
Mais bon, comprendre ne veut pas dire que c’est fini !
Encore et encore que de la souffrance...imaginez qu’une fois, je fais 400Km de Laghouat à Alger, et c’est très loin 400 Km de Laghouat à Alger avec cette route de merde, de 11 heures du soir à 6 heures du matin, je suis a El Kharouba, je faisais ce trajet une fois par semaine, chaque semaine pendant des années, de 2007 a 2010, pour allez voir les partis politique, genre Louisa Hanoune, les médias avec Tahar Djaout, pour allez pleurer, supplier qu’ils m’aident, et le lendemain, je reste éveillé jusqu’à 3heures du matin pour voir s’il y a une publication dans n’importe quel journal, mais rien.
Et, je restais là à la gare d'El Kharouba, je ne sais plus où aller, je prends un café, et une heure après je repars chez moi. 800 kilomètres aller/retour, juste pour allez visiter la gare d'El Kharouba, je vous jure que ça m'est déjà arrivé !
Perdu. Je suis perdu jusqu’au jour où je reçois un mail d'un correspondant d’un site américaine qui s’appelait LabourStart, mon correspondant s’appelle Andy Funnel.
Je ne suis plus seul.
A.F est français, et il travaille aussi pour le syndicat CFDT-HTR, c’est a dire CFDT hôtellerie et restauration, voila la première réaction, le premier soutien que je viens de recevoir :
Bonjour,
Je suis le correspondant de LabourStart en France. Vous avez écrit à mon
camarade, Eric Lee, qui m'a transmis le courriel pensant que vous seriez
plus à l'aise pour vous exprimer en français.
Il se trouve que je suis adhérent du syndicat CFDT Hôtellerie Tourisme
Restauration à Paris.
http://www.cfdt-htr.org
Je connais très bien (.....je ne peux même pas citer son nom, je vais vous expliquerais plus tard pourquoi) et ses pratiques. J'ai lu votre blog
(http://yacinezaid.wordpress.com/2007/09/) et son comportement en
Algérie me semble à peu près conforme à ce que l'on voit ailleurs.
Comment peut-on vous aider? Je vois deux possibilités :
1)
Vous pouvez solliciter une campagne en ligne sur LabourStart, il
faudrait le faire officiellement au nom de votre syndicat en utilisant
cette page :
http://www.labourstart.org/newcampaign.php
C'est en anglais ! N'hésitez pas à le remplir en français, mes camarades
reviendront vers moi.
Pour vous aider, voici les renseignements à fournir - dans l'ordre, du
haut en bas)
Votre prénom et nom
Votre pays
Votre syndicat
Votre titre dans le syndicat
Votre adresse e-mail
Votre numéro de téléphone
Votre identifiant Skype (si vous avez un)
(Ensuite, les grandes cases)
Un court résumé des circonstances entourant votre demande (deux
paragraphes maxi)
Le message que vous souhaitez envoyer à votre employeur/gouvernement (en
une paragraphe)
Les adresses e-mail cibles (c'est-à-dire les gens qu'on va inonder de
courriels) + celle de votre syndicat si vous voulez recevoir des copies
(ça peut être intéressant de créer un compte exprès)
et enfin,
L'adresse de votre site internet.
Attention : les demandes sont examinées en commission avant de les
lancer, ce qui peut prendre quelques jours. Vous serez informé si votre
demande est acceptée ou refusée. Nous sommes tous des syndicalistes mais
nous agissons indépendamment des organisations. La demande doit
impérativement être faite par un syndicat (personne morale) avec sa
pleine autorisation, nous n'acceptons pas de demande de particuliers.
2)
Nous pouvons diffuser vos informations sur LabourStart. Elles sont
parfois reprises par des sites syndicaux (voir des journaux).
Pourriez-vous me fournir d'autres informations circonstancielles ?
- Nom du directeur opérationnel, sa nationalité
- Est-il le seul à agir ainsi ou incite-t-il la hiérarchie à tenir le
même comportement ?
- Votre âge, vos charges de famille,
- Nom de votre lieu de travail
- nom et activité de l'employeur qui sous-traite à ESS
- Depuis combien de temps y travaillez-vous ?
- Nombre de syndiqués dans votre section/syndicat (maintenant/au plus
fort du combat)
- Avez vous des photos qui peuvent illustrer l'information ?
Je sais que tout cela peut paraître superflu et inessentiel mais c'est
cela qui accroche les lecteurs.
En tout cas, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul !
- Andy
Je ne suis plus seul....
Mais je n'ai pas de syndicat d'affiliation, et ce n'est pas l’UGTA qui m'a déjà lâché qui va intervenir pour moi internationalement en plus, c’est ce même syndicat dont le secrétaire régional de Ouargla envoyait un fax à 10 heures du soir à cette multinationale pour lui dire : « c’est bon, vous avez un problème avec votre section syndicale, il est réglé l’UGTA vient de la geler... » a 07H du matin, en me reveil de ma chambre, Yacine, plie tes bagages, tu est suspondu..
Heureusement qu'il existe encore des syndicalistes dans ce pays, en 2009, le 25 avril je reçois un email de Rachid Malaoui, président du Snapap.
INVITATION
A
MONSIEUR Yacine Zaid
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du travail l’Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique organise un meeting le 30 avril 2009 à 14 heures, sous le thème de :
-Non aux atteintes aux libertés syndicales et pour le Soutien aux syndicalistes réprimes pour activité syndicale (suspension, licenciement et poursuite en justice) et pour un geste de solidarité active
- Pour la défense du pouvoir d’achat.
Pour la commémoration de ce 1er mai le SNAPAP invite tous les militants :
- A Participer au meeting du 30 avril 2009 à partir de 13 heures à la maison des syndicats.
- Au Rassemblement qui se déroulera le matin du 1mai 2009.
La présence de tous est indispensable pour le succès de ce rassemblement.
Salutations syndicales Le président du SNAPAP
Alger le 25/04/2009
RACHID MALAOUI
Adresse :
Rue el oued cité bel aire 2eme étage
ex glaciaire , commune bâche djerrah
طريق الواد حي بيلير الطابق الثاني بلدية باش جراح
Je me présente le jour dit, on m’attendait. Sans aller dans les détails, quand j’ai pris la parole, la salle, toute la salle était en larme, imaginer, quelqu’un qui n’attendait que ça !
Beaucoup disait, je voyais ça sur leurs lèvres, « mais c’est pas possible que ça puisse exister de telles conditions dans ce pays... ». C’était la première fois pour moi et la première fois pour eux , pour tous ceux présents dans la salle d'apprendre ce qui se passait vraiment dans le sud du pays !
Allezzzzzzz, maintenant c’est bon, le lendemain toute la presse en parle, je fais même la Une de plusieurs journaux, je ne suis plus seul.
Ça commence à changer pour moi, mes connards d’ex boss sont grillés partout, les procès qui suivront, les uns derrière les autres, ne sont plus les mêmes, ce n'est plus comme avant quand ils rentraient au tribunal bras dessus bras dessous avec les procureurs et les juges de Hassi- MMessaoud. WACHE DAHOM YEKHALTOU FI DJEDI ?
Le Snapap confirme au LabourStart qu’elle s’engage à faire la campagne internationale de soutien en son nom, un syndicat auquel je ne suis même pas affilié, et le monde entier, enfin je veux dire des syndicats du monde entier, découvre Yacine Zaïd.
Les événement s’accélère, l’organisation international UITA (l’union international des travailleurs de l’alimentations) entre en contact avec moi, il dépose plainte à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques
) à Londres, et cette foutue multinationale, tous ses boss se retrouvent à LONDRES devant moi à la même table.
« EKHTINA, fous nous la paix et dis nous ce que tu veux ? », ils me disent maintenant.
Dommage que j’ai signé un accord de confidentialité, je ne peux même pas citer le nom de leur compagnie, mais bon, tout le monde la connais, surtout mes ami(e)s les journalistes.
Au final, j’ai pas vraiment eu tout ce que je voulais, un certain moment, ils m'ont tout proposer, tous ce que tu veux...tout...mais moi la seule chose qui comptait c'était d'être réintégré dans mon poste, c'est tout ce qui comptait, comme ça, par principe.
Mais comme entre temps, comme je vous l'ai déjà dit, j'avais adhéré à la Ligue, j'étais devenu un opposant hhhh, je suis vraiment incroyable, je m’attaque à la DRS maintenant, aux généraux, et j’adhère à la CNCD, la ccordination pour le changement et la démocracie, , et je suis devenu un homme redouté, donc pas question pour ces messieurs que je remette les pieds à Hassi- MessaoudMessaoud ; ils ont peur que je leur foute la merde.
Et....au moment où mes boss allaient signer l’accord pour ma réintégration, la multinationale reçoit des menaces de la part des autorités algériennes, « Si vous réintégrer Yacine Zaïd ( je suis devenu quelqu'un d'intolérable à Hassi- Messaoud, c'est a dire sur un territoire de mon pays...TEHAHNA), vous foutrez le camp de l’Algérie », donc le projet de ma réintégration avorte mais je reçois des indemnisations, et je suis recruté par l’UITA, une organisation syndicale internationale pour laquelle je travaille maintenant comme représentant dans la région MENA, Afrique du nord et Moyen -Orient.
Vous savez pourquoi ils refusent que je retourne à Hassi-Messaoud ? parce qu' après notre création d'une section syndicale dans une multinationale, l’unique dans son genre depuis les années 60, un mouvement ouvrier est sorti de la terre de Hassi, des centaines de travailleurs se sont mobilisés à leur tour à l' IMAI, SWACO, WETHERFORD, WESTERN ATLAS...oupsss, il fallait que mon exemple serve de leçon, d'avertissement pour tous ceux qui prétendraient à l'avenir relever leurs têtes d'esclaves.
Dans tous les cas, vous reconnaîtrez que c'est pas mal pour un novice en syndicat de foutre comme ça la zone dans le poulailler de la poule aux œufs d'or noir, leur trésor, leurs magouilles et leurs manigances, je suis le grain de sable dans le désert.
Et maintenant, en plus, j'ai trouvé un boulot, je travaille pour l'une des organisations internationales les plus grandes au monde, ahahah, je trouve juste quelques problèmes à expliquer ma fonction maintenant inscrite sur mon passeport à la Police des frontières chaque fois que je voyage ! C'est quoi UITA ? puis c’est quoi MENA ? EHHHHHHH
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++A suivre..............
leBloggers

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