Page d’accueil

dimanche 19 octobre 2014

Jeu de chaises musicales à la DGSN

D’importants changements au sein de la Direction générale de la Sûreté nationale  sont annoncés. Après la mise fin de fonctions du Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger décidé samedi  le général-major Abdelghani Hamel devrait limoger d’autres hauts responsables de son institution.

L’heure des règlements de comptes a sonné au 01 Boulevard Ouanouri. Après une semaine de tensions provoquées par le mouvement de protestation les agents des Unités républicaines de sécurité, le patron de la police est passé à l’action. Première victime : Noureddine Boufellaga,  désormais ex-Chef de la Sûreté de la wilaya d’Alger. A sa place, Abdelghani Hamel a nommé Noureddine Berachdi,  numéro 2 de la SWA, en qualité d’intérimaire. Fin de mission également pour l’Inspecteur général de la DGSN, Mohamed Houalef. Considéré comme proche du « Major », Houalef est le premier officier de la police algérienne à être nommé au grade de contrôleur de police. Autre décision prise samedi, la « résurrection » de l’état-major de la Sûreté  de la wilaya d’Alger avec à sa tête le commissaire divisionnaire Lyes Berroui. Cet officier était le premier responsable de cette structure de coordination opérationnelle créée sous l’ère de Ali Tounsi. Quelque temps après son installation, son successeur l’avait supprimé de l’organigramme de la DGSN.
DRG, DURS, DRH…
Des sources proches du ministère de l’Intérieur annoncent de nouveaux départs au sein de cette institution. Sur la liste figurerait le nom de Rabah Boussena, le Directeur des renseignements généraux. « Les Renseignements généraux auraient dû alerter la Direction générale au sujet du mouvement de protestation dans les Unités républicaines de sécurité. L’ampleur de ce mouvement et les actions menées par les protestataires indiquent que les RG n’avaient absolument rien vu venir », soulignent nos sources pour expliquer le départ du responsable de ce service très sensible. Un changement est également attendu à la tête de la Direction des Unités Républicaines de sécurité. Dénoncé par ses hommes lors des sit-in de la Présidence de la République et du Palais du Gouvernement, Lakhdar Dhimi est donné partant. En fait, les causes seraient maintenant d’ordre médical puisque Dhimi a été victime d’un malaise la semaine dernière. Il serait toujours hospitalisé à la clinique des Glycines. Autre limogeage probable, celui de Mohamed Benirat, le Directeur des ressources humaines de la DGSN. Lieutenant-colonel de la Gendarmerie, il avait rejoint Abdelghani Hamel quelques semaines après son installation à Bab el Oued. Une information fait état d’une inspection du ministère de l’Intérieur dépêchée dans son service.
Hamel renforcé ?  
Cette série de nominations-limogeages soulève des interrogations. La plus évidente étant de savoir si c’est réellement le général-major Abdelghani Hamel qui est derrière ces décisions. Si c’est le cas, cela signifie qu’il restera à son poste et que le « chahut de policiers » de la semaine dernière n’aura aucun effet sur la suite de sa carrière. Mais certains indices indiquent que le « Major » est en perte de vitesse. Lors de la rencontre organisée au siège de la Présidence entre le Premier ministre et les représentants des protestataires, ces derniers ont fait d’innombrables informations sur le comportement du chef de la police. Selon des témoins, Abdelmalek Sellal s’est montré particulièrement indigné. Le lendemain, Abdelaziz Bouteflika- qui n’a dit mot sur cette grave crise- recevait le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. La désignation d’un officier supérieur de l’armée et d’un officier de la Gendarmerie pour superviser le redéploiement des services de sécurité à Ghardaïa est un message clair à l’adresse de Abdelghani Hamel. Défaillante a plus d’un titre, l’institution qu’il dirige est passés en un week-end de donneur d’ordre à simple exécutant. Reste  maintenant à savoir si le général-major Hamel aura toujours sa place dans ce jeu de chaises musicales. Cela dépendra bien évidement de la stratégie du chef d’orchestre.

Tarek Hafid Impact24
 
 
leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire