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samedi 18 octobre 2014

ils entament les négociations avec leur employeurs au siège de la Daira de Hassi R’mel en présence des autorités local, l’inspection de travail, ils signent un PV qui reconnait la légitimité de leurs revendications, un délai d’un mois et proposer par leurs employeurs pour exécution des termes de l’accord mais aucune suite.

Après quatre jours de marches et de rassemblements, les policiers ont mis fin à leur mouvement de grève. Une situation totalement inédite, mais conforme à l’époque. La protesta est devenue le seul moyen de se faire entendre. Il n’y a plus de lieux de dialogues ou de négociations. Ou plus exactement, il n’y a plus personne pour assumer ses responsabilités et prendre des décisions.
Fin d’un tabou
Même le Premier ministre a décidé de ne pas trancher, il a renvoyé à la réunion interministérielle du 19 octobre les réponses qui seront apportées aux revendications des policiers. Manière de reconnaître que son pouvoir est limité, et qu’il gère le statu quo.
Le sort du Directeur général de la DGSN n’est pas entre ses mains, il y a peu de chances qu’il soit révoqué par celui qui l’a nommé. Les différents décideurs vont à présent évoquer à huis clos les suites de ce dossier.
La collégialité c’est l’un des marqueurs de ce régime qui prend le temps de la consultation, ce qui n’est pas un mal en soi, pour maintenir l’équilibre entre les forces qui ont voix au chapitre. Si le gouvernement donne son accord pour la création d’un syndicat ou des syndicats, dans la police, comment justifiera-t-il le refus de l’accorder à d’autres dans le pays ?
Les policiers savent mieux que personne, ils ont une connaissance intime du mode de fonctionnement du sérail, que le rapport de force leur est favorable parce qu’ils constituent l’une des institutions sur laquelle s’appuie les décideurs pour être un écran efficace entre la population et les dirigeants. En revanche, s’ils ont été instrumentalisés, pour des raisons inavouées, leur image n’en sera pas restaurée auprès de la population.
Quoi qu’il en soit le seul fait de ces manifestations marque la fin d’un tabou et confirme la fragilité de l’équipe au pouvoir en raison de la maladie du président de la République.
Jamais depuis l’indépendance, aucune manifestation n’avait autant cherché à atteindre le symbole du pouvoir en tentant de pénétrer dans l’enceinte de la présidence. Au plus fort des mobilisations islamistes au début des années 90, personne n’était allé aussi loin. Un paroxysme destiné à désacraliser le pouvoir, une manière de dire qu’il n’est pas à l’abri, qu’il peut être menacé, voire emporté.

Editorial Kader A. Abderrahim TSA
leBloggers

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