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mardi 28 octobre 2014

Deux puissants syndicats autonomes soutiennent les policiers frondeurs



Deux puissantes organisations syndicales, la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), soutiennent l’idée de création d’un syndicat de la police autonome. Si celui-ci venait à voir le jour, ses statuts sont presque prêts grâce à ces deux organisations syndicales, qui en ont d’ores et déjà mis en place un “projet”.
La Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA) et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) ont rendu public un “projet des statuts” destiné au futur syndicat de la police.
Le document, dont nous détenons une copie, est le fruit d’une initiative unilatérale de ces deux organisations syndicales indépendantes, selon les initiateurs de ce projet. “Les policiers veulent créer leur syndicat, et comme ils n’ont pas d’expérience syndicale, nous avons pensé à leur venir en aide dans l’élaboration de leurs statuts. Le document que nous leur proposons contient les grands axes et c’est aux policiers de s’en saisir et le perfectionner, s’ils l’adoptent ben sûr”, explique Yacine Zaïd, syndicaliste et membre de la CGATA. En l’absence de représentants identifiés des policiers “frondeurs”, notre interlocuteur affirment qu”aucun contact ni concertation avec les policiers n’a été entrepris avec eux dans le cadre de l’élaboration de ce projet”. D’ailleurs, rappelle-t-il, l’idée de ce projet avait pris forme “en mars dernier, lors de la journée d’étude sur la conversion du corps de la police de son système militaire à un système civil, organisée conjointement par le Snapap et la LADDH (Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, ndlr)”.
Ce projet de statuts, proposé par le Snapap et la CGATA, fixe ainsi les missions principales du futur syndicat “indépendant de la police, dont la création a été une des revendications phares des policiers protestataires à l’occasion de leur mouvement de fronde inédit, organisé en milieu du mois en cours. Contenant 21 dispositions, le document balise le terrains aux futurs policiers syndicalistes qui devront œuvrer à “l’instauration d’une institution de sûreté républicaine au service du citoyen et d’un Etat de droit”.
D’après le document, les policiers syndicalistes auront la charge de lutter pour avoir “un cadre juridique” leur permettant d’exercer leur activité syndicale de manière indépendante. Pour ce faire, une révision des lois cadres régissant ce corps de sécurité y est suggérée. Les syndicalistes devront également lutter pour acquérir notamment le droit à l’activité syndicale et associative sans droit de grève ainsi qu’à la participation aux manifestations (citoyennes), outre que politiques, en dehors des horaires de service. Le document consacre la lutte syndicale pour le droit du policier à la sécurité, à la protection de sa vie personnelle, au voyage, au libre choix de son (sa) conjoint(e), à la liberté de culte sans s’exposer à des mesures disciplinaires, à être associé dans la prise de décision concernant sa carrière professionnelle. Il y est suggéré également des mesures de subordination de l’intervention des policiers à des dispositions réglementaires claires au lieu des instructions orales.
Outre ces dispositions, le document contient également d’autres droits à acquérir, relatifs à l’améliorations de la formation et des conditions de travail des policiers.


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