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samedi 26 juillet 2014

Litige entre Djilali Mehri et les résidents de l’immeuble 11 Bd de la Soummam: Vers l’externalisation du conflit

La LADDH ( ligue de défense des droits de l’homme) décide de rentrer sur la ligne du conflit opposant les familles résidentes au 11 Bd de la Soummam au richissime homme d’affaires Djilali Mehri. C’est ce qu’a affirmé et expliqué Kaddour Chouicha dans la soirée de vendredi lors d’une conférence de presse, organisée conjointement entre la LADDH et l’association des Résidents du 11 Bd de la Soummam.

Il dira en substance « l’uniquesoummam  » acte dont dispose Djilali Mehri date de 2011Avec quelles pièces «légales» il a réussi à faire expulser des familles des années auparavant ? Et avec quel dossier, il a pu lever des hypothèques dont le montant s’élève à plus de 400 milliards de cts ? Est-ce qu’il y a complicité des Banques ? Bénéficie-t-il de complicité au niveau de la Justice ? Cette affaire est symptomatique du délitement institutionnel et moral que connait l’Algérie ».
Pour ces raisons la LADDH a décidé de s’y intéresser de près et d’apporter son soutien aux familles menacées
d’expulsion »Nous cherchons à faire éclater la vérité et surtout à l’application de la Justice » ajouteraChouicha Kaddour.
Pour sa part, Mourad Ghozali, président de l’association, après avoir annoncé les derniers rebondissements de cette affaire, déclare que son association décide « d’explorer la voie de l’internationalisation de l’affaire d’une part et d’introduire une action en Justice contre le Directeur général des Domaines d’autre part.
« La position de cette direction s’avère fondamentale dans le dénouement de ce conflit », a –t-il expliqué. Dans ce sens, on apprendra que la Justice doit se prononcer le 23 septembre prochain sur la requête introduite par l’association des Résidents pour « annuler » l’acte de propriété de l’immeuble établi en 2011au profit de Mehri. L’ex wali d’Oran a joué un rôle dans l’octroi de cet acte, rappelle-t-on. Concernant leD.G des Domaines, le recul de son
administration, observé tout récemment, « soulève plus d’une interrogations », selon le conférencier. Son dernier courrier, en réponse à la partie poursuivie, note-t-il, « déjuge les constats et les conclusions de son administration d’ORAN, même s’il ne reconnait pas ouvertement la qualité de propriétaire de l’immeuble à la Siffan dont Mehri est le patron. Or, toutes les pièces dont dispose l’association témoigne que La Direction des Domaines s’est refusé à joindre à son patrimoine un immeuble jugé bien vacant que toutes les lois de la République lui autorisent« .
L’autre sujet traité est la décision de l’association de recourir aux « ONG et instances internationales » pour conférer une autre dimension à ce dossier « risquant de s’embourber dans les méandres de la corruption et les passe droits en Algérie ». Ainsi, avec le concours de la LADDH et son réseau de relations à l’international, toutes les voies seront examinées et exploitées. Y compris de porter plainte contre Mehri en France. Aussi, il a été annoncé que déjà certains médias étrangers, notamment français,« commencent à montre de l’intérêt à cette affaire parce qu’elle a un lien à un opérateur touristique propriétaire d’une usine de Pepsi ».
Mieux, ou plus grave, les fonds ayant servi à l’acquisition des équipements de l’usine de Pepsi proviennent de l’hypothèque d’un immeuble appartenant aux Domaines publics et non à la Siffan, entité récemment acquise par Mehri. Pour donner une autre visibilité à cette affaire, il a été annoncé que prochainement, les résidents et leurs familles observeront un sit-in devant le siège de la wilaya. La date de ce rassemblement sera communiquée dans les prochains jours.



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