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mardi 22 juillet 2014

Laghouat ; Le Paroxysme de l’Arrogance Devient La Loi



Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme Laghouat
Laghouat ; Le Paroxysme de l’Arrogance Devient La Loi
Ce lundi 21 juillet, les membres de la LADDH de Laghouat en tant que témoins sont outrés et révoltés par ce qui pourrait être appelé le procès des activistes. Ces derniers sont poursuivis suites aux émeutes (8 juin) conséquentes à une distribution de logements. En tout premier lieu, aucun des 15 agents de police sensés constituer la partie civile ne s’est présenté, de l’inédit devenant réalité ce qui reporte le procès au 4 août, faisant  automatiquement augmenter la durée d’incarcération des activistes.
Par ailleurs, au vu et au su du publique constitué en grande partie par les familles des inculpés, l’entrée du tribunal leur a été interdite par des agents de police sous l’injonction du procureur de la république. Ces agents de polices à l’abri de l’uniforme institutionnel de l’Algérie, n’ont pas hésité à leur exprimer ouvertement, et sans aucune retenue, leur mépris par une insolence des plus cynique. De plus, ils se sont permis d’interdire à certains prévenus,  l’accès à l’audience, pour qu’ils soient considérés absents lors du procès. De son côté, le procureur de la république prend le relais en vociférant des menaces à l’encontre de la défense elle-même, constituée par de nombreux avocats bénévoles, qu’il faut saluer car certains des avocats notamment du RADDH reseau d’avocats pour la défense des droits de l’homme se sont déplacés de très loin spécialement pour le procès. Outrepassant toute éthique et toute règle déontologique, le représentant de l’Etat n’a pas hésité à avilir la profession, toujours au nom de la loi. Force est de constater que c’est cette image qui est sensée représenter le mécanisme juridique algérien 52 ans après l’indépendance.
La LADDH, déplore le mode de gestion d’un problème social et national qui est le droit au logement, par la persécution et la répression.
La LADDH condamne avec force ce comportement digne de colonisateurs. Sous l’égide de l’uniforme d’une institution nationale, des hommes armés deviennent dangereux par ce qu’ils sèment l’insécurité chez le citoyen au nom de leurs propres règles qu’ils appliquent en toute impunité.
La LADDH se demande de quelle loi des responsables locaux ont-ils pris le droit d’exercer une telle injustice sur la société civile, nous vivons une situation où il est devenu ordinaire que l’appareil judiciaire soit une menace pour le citoyen.
En fin, la LADDH tient à alerter sur le fait que n’importe quel citoyen vit désormais et totalement à la merci du despotisme exercé par des hommes armés sous couvert d’une loi inique.


Bureau de la  LADDH, Laghouat.
Le président Yacine Zaid
leBloggers

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