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mercredi 30 juillet 2014

Human Right Watch dénonce « un procès injuste » à Laghouat

L’ONG Human Right Watch (HRW) a dénoncé, ce mardi 29 juillet, le verdict « injuste » lors du procès de plusieurs activistes algériens dans la wilaya de Laghouat. L’organisation de défense des droits de l’Homme critique le jugement rendu le 18 juin dernier contre 26 personnes lors d’un procès d’une journée, condamnant l’ensemble des accusés à des peines de prison ferme allant de 6 mois à 2 ans. Un verdict basé sur les témoignages de la police qui n’ont pas mis en évidence l’implication des défenseurs sur des actes présumés de violence, estime HRW.
Les faits remontent au 8 juin. Selon l’activiste Aissa Dahb, cité par HRW, une vingtaine de personnes appartenant à des organisations de la société civile se sont rassemblés devant la mairie pour protester contre la manière dont le gouvernement accorde les logements sociaux. L’accès au maire leur a été refusé, de même que celui du wali. Six ou sept agents de sécurité auraient alors attaqué Yacoub, l’un des activistes, avant que la police n’arrive.
Yacoub est alors allé porter plainte. Mais il a été arrêté peu de temps après. Une arrestation motivée par la plainte des membres des services de sécurité qui ont évoqué des violences de la part des manifestants.
L’organisation internationale dénonce d’autant plus ce verdict que plusieurs des accusés n’auraient même pas été présents lors de cette manifestation. Ce serait le cas de Sjilali Ben Safieddine. Également condamné, Mohamed Rag, a été acquitté depuis.
Lors du procès, plusieurs des accusés ont admis avoir participé au rassemblement. Mais ils ont nié leur implication dans des actes de violence. La Cour a cité les preuves, telles que des photos de vitres cassées, des témoignages de la police et la description des dommages par le procureur. Mais sans prouver la participation d’aucun des accusés à ces actes, estime HRW.

TSA Ali Bakhtaoui
leBloggers

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