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mercredi 18 juin 2014

"URGENT" 29 activistes condamnés à de lourdes peines de prison a Laghouat



Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme Laghouat
Communique
Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme Laghouat
Communique
29 activistes condamnés à de lourdes peines de prison a Laghouat
Laghouat le 18-06-2014
Ce matin les prévenus ont été appelé à comparaître au tribunal de Laghouat dans une séance à huis clos excluant tout observateur extérieur y compris les parents de deux mineurs. Les chefs d'accusations retenus sont:
-Attroupement armé (art. 97 du C.P), _Violences envers les agents de la force publique (art. 148 du C.P) -Destruction et dégradation des biens d'autrui (art. 407 du C.P).
Comme conséquence aux affrontements du 8 juin, une véritable chasse à la sorcière a été lancée par le Chef de la Sûreté de la wilaya. Sans aucun discernement, cette opération a visé des innocents qu’ils soient vieux, mineurs, handicapé mental, ou encore représentant de la société civile. C’est ainsi qu’en revendiquant son droit au logement (art.25 DUDH), le citoyen devient la proie d’un appareil  judiciaire totalement arbitraire. Devant ce fait nous ne pouvons que dénoncer cette persécution  qui ouvre la voie à une campagne inquisitoriale en contradiction avec un Etat de droit. Sur les 15 personnes traduites devant le tribunal, seulement 5 ont été acquittées, le reste des prévenus (12) écopent d’une peine de 6 mois fermes. Dont un agent de la protection civile, à rappeler qu’au moment des affrontements, le corps des pompiers s’est opposé fermement aux agents de l’ordre qui voulaient  leur soustraire les blessés. Un jugement par contumace a été adressé à 17 personnes, avec une sentence de deux années fermes. Face à cette injustice, nous ne pouvons que dénoncer cette violation manifeste  des droits de l'homme et des libertés fondamentales du citoyen. Ces sentences expriment un mépris qui  pousse à la révolte des consciences, au risque de conduire à des actes de barbarie. Le citoyen devenant la proie d’une justice instrumentalisée par une volonté politique, mettant gravement en cause  la déontologie du système judiciaire algérien. Elle devient la cause de l’insécurité généralisée instaurée au sein de la société. Nous lançons aussi une mise  en garde contre ces poursuites prenant l’aspect d’un harcèlement à caractère despotique.
Dans ce cas nous tenons à faire porter l’entière  responsabilité de cette déviance au Chef de la Sûreté de la Wilaya et aux  responsables d’où émanent des instructions incompatibles avec l’Etat de Droit.



Bureau de la  LADDH, Laghouat.
Le président Yacine Zaid
leBloggers

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