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jeudi 19 juin 2014

La LADDH dénonce les peines de justice contre 29 activistes à Laghouat

Le tribunal de Laghouat a prononcé, hier, de lourdes peines contre des activistes poursuivis pour attroupement armé, violence envers agents de la force publique et destruction et dégradation de biens d’autrui, indique le bureau local de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). Les faits remontent au 8 juin dernier lorsque des émeutes ont éclaté après un sit-in organisé devant le siège de la wilaya par des dizaines de personnes venues contester la liste des bénéficiaires de logements sociaux.
Bilan : plusieurs arrestations et des blessés dans les deux camps.
En réaction à cette condamnation qui s’est déroulée à huis clos, la LADDH invoque «une véritable chasse aux activistes». «Sans aucun discernement, cette opération a visé des innocents qu’ils soient vieux, mineurs, handicapés mentaux ou encore représentants de la société civile », indique l’organisation dans un communiqué.
Elle ajoute : «Le citoyen devient la proie d’un appareil judiciaire totalement arbitraire.»
Selon notre source, sur les quinze personnes traduites devant le tribunal, seulement cinq ont été acquittées, le reste des prévenus (12) écopent d’une peine de 6 mois ferme, dont un agent de la Protection civile. En outre, une peine par contumace de deux années fermes a été prononcée contre 17 personnes. «Face à cette injustice, nous ne pouvons que dénoncer cette violation manifeste des droits de l’homme et des libertés fondamentales du citoyen.
Ces sentences expriment un mépris qui pousse à la révolte des consciences, au risque de conduire à des actes de barbarie», écrit la LADDH. Elle enchaîne : «Le citoyen devenant la proie d’une justice instrumentalisée par une volonté politique, mettant gravement en cause la déontologie du système judiciaire algérien. Nous lançons aussi une mise en garde contre ces poursuites prenant l’aspect d’un harcèlement à caractère despotique.»
Comme premier responsable de cette situation, l’organisation de défense des droits de l’homme désigne le chef de la sûreté de wilaya. «Nous tenons à faire porter l’entière responsabilité de cette déviance au chef de la sûreté de wilaya et aux responsables d’où émanent des instructions incompatibles avec l’Etat de droit.»

Reporters
leBloggers

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