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samedi 1 mars 2014

Le rassemblement contre le 4e mandat de Bouteflika violemment réprimé par la police

Beaucoup s’attendaient à une faible mobilisation. Finalement, le rassemblement contre le 4e mandat du président Bouteflika a réuni plusieurs dizaines de personnes, obligeant la police à intervenir de manière musclée. Plusieurs dizaines de manifestants, de journalistes et de militants des droits de l’Homme ont été arrêtés devant la fac centrale d’Alger. Le rassemblement contre le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika a été réprimé par un important dispositif sécuritaire.
Dès les premières heures de la journée, plusieurs fourgons de police étaient stationnés place Audin. Les policiers, en uniforme ou en civil, traquaient ceux qui scandaient des slogans hostiles au président Bouteflika. Les organisateurs ont été violemment interpellés. À l’instar de Azouaou Hamou L'Hadj, responsable de l'Association des victimes d'octobre 1988, de  Amira Bouraoui ou de Yacine Zaid, militant des droits de l’Homme. 
« Non à Oujda, non au DRS », « Pouvoir assassin », ou encore « Echaâb yourid iskat ennidham » (Le peuple veut la chute du régime) ont été scandés par les dizaines de manifestants qui ont été malmenés par les éléments des services de sécurité. « Je tenais à participer à cette manifestation pour exprimer mon opposition au régime en place et au quatrième mandat de Bouteflika », indique Benyoucef Mellouk,  l’homme qui a révélé le fameux dossier des magistrats faussaires. L’alternative pour cet ancien chef de service des affaires sociales et du contentieux au ministère de la Justice serait de changer radicalement le système en place, « en écartant ceux qui ont pris le pouvoir depuis 1962 ».
De son côté, une femme, la cinquantaine, est venue dénoncer l’injustice qui « caractérise le pouvoir algérien » : « On en a marre de ce pouvoir. Cela fait quinze ans qu’on souffre. Je suis veuve et je ne travaille pas. Bouteflika ne m’a rien fait. Bouteflika dégage », s’insurge-t-elle au milieu de la foule.
Chérifa Kheddar, présidente de l'association de défense des droits des victimes du terrorisme Djazaïrona, a tenu à marquer sa présence pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’ « abus de pouvoir ». « Nous sommes là pour soutenir l’opposition contre ce système. Je suis là contre le système en place. Le dispositif sécuritaire mis en place ne reflète que l’image du pays. On interdit aux Algériens d’occuper la place publique, de se réunir et même d’accéder à la capitale. Ce matin même, nous avons constaté la présence d’éléments de la sécurité au niveau des gares routières pour empêcher les protestataires de rejoindre le rassemblent. Bientôt, on sera amené à présenter un passeport pour venir à Alger ! », dénonce Chérifa Kheddar.
Les policiers venus en force ont fini par disperser les contestataires et les curieux. Ils ont menacé les journalistes présents sur les lieux de la manifestation dans le cadre de leur activité professionnelle, de les embarquer au commissariat. D’ailleurs plusieurs d'entre eux, venus effectuer leur mission, ont été interpellés.


leBloggers

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