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samedi 8 mars 2014

De la demande d’emploi aux critiques politiques De porte-voix de revendications à première vue sociales, les chômeurs de Ouargla et la CNDDC se sont transformés en acteurs politiques. Le 14 mars 2013, sur les banderoles, place Tahrir, on pouvait lire «Luttons, luttons pour un emploi digne», «Ni politique, ni entourloupe, le travail est un droit constitutionnel». La contestation contre le chômage durait depuis plusieurs années, mais les chômeurs, rassemblés au sein de la CNDDC, ont orienté leurs revendications. «Je leur avais conseillé de baser leurs demandes sur le respect du droit au travail et du droit du travail», raconte Yacine Zaïd, militant des droits de l’homme, parmi les premiers à avoir dénoncé les conditions de travail dans les multinationales du sud du pays. Mais pour certains, les revendications ont toujours été une question de remise en cause du système. «Les objectifs de la Milyonia du 14 mars 2013 étaient sociaux avec une connotation politique implicite, celle de prouver l’impuissance des pouvoirs publics devant la maffia tentaculaire qui fait main basse sur le secteur des hydrocarbures et qui rend inopérant, voire impossible toute mesure ou intervention légale de l’Etat. Il n’y a qu’à voir la sous-traitance, les passe-droits et la corruption générée par ce système de rente. Quand nous critiquons les sociétés nationales ou multinationales de Hassi Messaoud, nous touchons directement un clan de l’Etat et cela dérange. Quand nous parlons de la corruption de l’administration dans le recrutement, nous accentuons encore la pression», explique Abderaouf Madani, l’un des fondateurs de la CNDDC. A l’approche de l’élection présidentielle, les actions prennent une dimension plus politique. Tahar Belabès, l’ancien leader de la coordination, a déjà annoncé une semaine de manifestations à Ouargla pour «faire entendre une voix différente, une sorte de propagande anti-présidentielle». Aujourd’hui, selon plusieurs de ses membres, la CNDDC a implosé et perdu de sa force. Difficile de savoir si les revendications politiques survivront à l’organisation.

De porte-voix de revendications à première vue sociales, les chômeurs de Ouargla et la CNDDC se sont transformés en acteurs politiques.

Le 14 mars 2013, sur les banderoles, place Tahrir, on pouvait lire «Luttons, luttons pour un emploi digne», «Ni politique, ni entourloupe, le travail est un droit constitutionnel». La contestation contre le chômage durait depuis plusieurs années, mais les chômeurs, rassemblés au sein de la CNDDC, ont orienté leurs revendications. «Je leur avais conseillé de baser leurs demandes sur le respect du droit au travail et du droit du travail», raconte Yacine Zaïd, militant des droits de l’homme, parmi les premiers à avoir dénoncé les conditions de travail dans les multinationales du sud du pays.
Mais pour certains, les revendications ont toujours été une question de remise en cause du système. «Les objectifs de la Milyonia du 14 mars 2013 étaient sociaux avec une connotation politique implicite, celle de prouver l’impuissance des pouvoirs publics devant la maffia tentaculaire qui fait main basse sur le secteur des hydrocarbures et qui rend inopérant, voire impossible toute mesure ou intervention légale de l’Etat.  Il n’y a qu’à voir la sous-traitance, les passe-droits  et la corruption générée par ce système de rente. Quand nous critiquons les sociétés nationales ou multinationales de Hassi Messaoud, nous touchons directement un clan de l’Etat et cela dérange. Quand nous parlons de la corruption de l’administration dans le recrutement, nous accentuons encore la pression», explique Abderaouf Madani, l’un des fondateurs de la CNDDC.
A l’approche de l’élection présidentielle, les actions prennent une dimension plus politique. Tahar Belabès, l’ancien leader de la coordination, a déjà annoncé une semaine de manifestations à Ouargla pour «faire entendre une voix différente, une sorte de propagande anti-présidentielle». Aujourd’hui, selon plusieurs de ses membres, la CNDDC a implosé et perdu de sa force. Difficile de savoir si les revendications politiques survivront à l’organisation.
 
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