Page d’accueil

samedi 7 décembre 2013

Les treize Harragas de Hai El Yasmin

Ils étaient treize amis, tous voisins à Hai El Yasmine à ORAN. Cette cité n’a de jasmin que le nom, elle ressemble à tous ces nouveaux quartiers qui jaillissent du sol sans âme,  ni histoire et surtout sans équipements urbains d’accompagnement.

Ils s’appelaient Ayoub, Okacha, Lakhdar, Sid Ahmed, Houari , Tayeb, Zakaria, Brahim, Mohamed, Omar, Wahid ; ils avaient tous entre 18 et 22 ans
Exclus de l’enseignement,  sans emploi, marginalisés de toutes activités culturelles et sportives, ces jeunes ne rêvaient bien sûr que de partir de l’autre côté vers un monde plus clément dit-on.
Morts, ils préfèrent être bouffés par les poissons en mer que par les vers de terre dans leur pays. Cette phrase est devenue le leitmotiv des jeunes que les rappeurs reprennent à chœur.
Un jour, ils contactent Mokhtar « Gabotti », un propriétaire de Boti de 34 ans. Ils élaborent un plan et le 23 aout 2012, ils embarquent tard le soir au clair de lune par la crique de Kristel.
Au moment, du départ, chacun d’eux téléphone à sa mère pour lui dire qu’il embarque pour l’Europe.
Depuis, les treize mères sont sans nouvelles ou presque hormis les quelques coups de fil ou le correspondant ne parle pas et raccroche. Tout ce qu’ont noté les familles c’est l’indicatif du pays émetteur, des fois c’est le 212 (Maroc) et des fois 00 34 (Espagne). Une fois un commissaire leur a parlé de Tanger mais sans rien dire.
Les familles ont tapé à toutes les portes en vain.
Que font nos ambassades et nos consulats à étranger ?
Elles veulent seulement savoir s’ils vivants à l’hôpital ou en prison ou bien mort.
Voir vidéo ci-dessous :

leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire