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mardi 24 décembre 2013

Le centre de dialyse suspecté 30 cas d'Hépatite C signalés à Aflou




Trente cas d'Hépatite C sont signalés parmi les patients dialysés dans la commune d'Aflou dans la wilaya de Laghouat, indique le bureau local de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme dans un communiqué rendu public hier. L'association explique cette situation par la négligence qui caractérise la gestion des centres de santé notamment le centre de dialyse à Aflou. "A 120 km de Laghouat, précisément à Aflou, environ 125 patients dialysés souffrent le martyre dans l'indifférence des autorités publiques. Cela fait pratiquement deux ans que les premiers cas d'hépatite C  ont été découverts. Maintenant 30 cas selon les malades rencontrés et 29 cas selon des sources médicales en majorité des femmes,  véhiculent cette infection sans que personne ne se soucie du devenir de ces citoyens", a indiqué l'association.
Cette grave infection, qui se transmet lors des manipulations durant les séances de dialyses, est due selon LADDH, au manque de matériel et de l'impossibilité de prendre les mesures de stérilisation du matériel après chaque séance d'hémodialyse. Les 125 malades du centre sont dialysés chaque semaine par 15 appareils, ce qui est loin d'assurer la qualité et le nombre de séances de  dialyse qui doivent être faites à raison de trois séances hebdomadaires minimum selon les normes et la situation hémodynamique des patients. "L'autre atteinte au droit à la santé dont se plaignent ces malades réside dans le fait que le personnel de santé refuse de leur communiquer- qui pourtant est un droit- les résultats des analyses médicaux. Plusieurs fois ces derniers essuient un refus catégorique de leurs soignants, combien de fois se voient- ils répondre que seul un avocat peut récupérer ces résultats ", déplore l'association qui précise que cet état de fait pousse les patients à se demander que cache cette situation. Par ailleurs, elle avertit qu'un cas de Sida a été diagnostiqué déjà.
Le manque d'hygiène et le risque de contamination ne sont pas les seuls problèmes de ces patients qui souffrent également de problèmes de transport.  Le transporteur conventionné avec la Cnas, révèle l'ONG, entasse dans le même trajet des malades, des sportifs et d'autres. Elle signale aussi que deux médecins seulement sont chargés d'assurer ces séances. 

Par Rachid Chihab Les Débats
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