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mardi 3 décembre 2013

Corruption Silence, on pille l’Algérie !


L’actualité immédiate réserve parfois des télescopages qui viennent renforcer des opinions préétablies. Ainsi hier, la Cour des comptes et, aujourd’hui, l’ONG Transparency International ont-elles, toutes deux, pointé le degré de corruption et les «dysfonctionnements budgétaires» dans l’appareil d’État algérien.

La Cour des comptes est dans son rôle de pointer les dérives mais quand celles-ci sont répétées d’année en année, les responsables font comme si de rien n’était. Ainsi la ministre de la Culture, Khalida Toumi, est-elle mise en cause à intervalles réguliers par la Cour des comptes pour des dérives budgétaires et des financements opaques qui témoignent d’un argent gaspillé dans l’impunité la plus totale. Déjà en 2009, Khalida Toumi avait été épinglée dans le dossier Panaf mais rien n’avait bougé. Elle est toujours ministre et si elle devait un jour finir par payer ces dérives qui permettent d’imaginer toutes les turpitudes, elle brandirait le droit des femmes pour se protéger. A son poste, elle permet tous les gaspillages et ne contrôle rien de l’argent qui sort de son ministère. Emblématique du gaspillage de l’argent public sans commune mesure.

Transparency International ne se base pas sur les rapports de la Cour des comptes pour livrer son diagnostic sur la corruption dans le pays mais là  encore, le classement de l’Algérie est loin derrière celui de la Tunisie, considérée comme nettement plus vertueuse.

L’Algérie est toujours livrée à certains dirigeants dépourvus de toute morale publique. Mais cela ne saurait avoir finalement de conséquences sur ses personnalités. Ainsi dans le dossier Sonatrach, l’ancien ministre, Chakib Kheli,l ne semble pas être dans l’obligation de répondre de la corruption qui, selon les enquêteurs italiens, s’élève dans les dossiers algériens à presque un milliard de dollars. Les montants sont si élevés que le sens commun ne suffit plus. Inutile de préciser que pareille affaire est emblématique de la corruption d’État mais n’intéresse pas la Justice algérienne, laquelle fait tout pour se hâter lentement...

Et lorsque des faits de corruption, documents à l’appui dans une investigation aux États-Unis, démontrent comment une entreprise américaine, en l’occurrence Weatherford, avait l’habitude de graisser la patte par des voyages et des enveloppes d’argent liquides à des cadres importants de Sonatrach, personne ne bouge. Ni le ministre de l’Énergie, ni le PDG de Sonatrach et encore moins la Justice. Révélez, démontrez, prouvez la corruption algérienne, cela ne produit aucun effet. Silence, on pille l’Algérie!
 
leBloggers

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