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lundi 25 novembre 2013

Ils ont tenu, hier, un sit-in devant le tribunal Les chômeurs brutalement dispersés à Ouargla

Plusieurs militants du CNDDC ont été interpellés, hier, à Ouargla, alors qu’ils participaient à un sit-in. Les autres ont été dispersés par les forces de l’ordre. A l’appel du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, des dizaines de militants des droits de l’homme, sympathisants, activistes, membres du même comité et simples citoyens se sont rassemblés dès le matin devant le tribunal de la ville de Ouargla, en solidarité avec quatre de leurs camarades qui devaient être jugés pour « attroupement illégal et atteinte à une institution officielle ».
Le procès des quatre militants a été renvoyé au 1er décembre prochain, indiquent des sources du CNDDC. Selon Tahar Belabbas, coordinateur national du comité,  « encore une fois, la machine policière de l’Etat a répondu avec sa façon habituelle aux manifestations pacifiques du CNDDC, celle de la répression violente et brutale ». Joint, hier, par nos soins, notre interlocuteur qui a participé à ce sit-in devant le tribunal, confirme que « des dizaines de camarades parmi lesquels figurait Belkacem Khancha, coordinateur du CNDDC de Laghouat, ont été interpellés par la police et emmenés dans les commissariats de la wilayas ». Belabbas explique que les forces de l’ordre sont intervenues, dans un premier temps, pour disperser les manifestants et leur arracher les banderoles, avant de faire usage de leurs matraques. « On nous a violement tabassé », témoigne-t-il. C’est ce que montre, d’ailleurs, une vidéo postée, hier, sur le compte Facebook du concerné. Bien qu’ils ne soient pas nombreux à se rassembler devant le tribunal, les chômeurs de Ouargla et ceux venus d’autres wilayas voisines, ont scandé des slogans dénonçant le parti-pris de la justice.
Sur des banderoles portées par les participants à l’action, on pouvait lire « Non aux poursuites judiciaires contre les chômeurs», «Notre combat est plus noble que l’histoire des responsables», ou encore «Non à une justice qui protège la corruption et les corrompus». Le CNDDC, ajoute Tahar Belabbas, dénonce avec force cette «répression» et estime que «l’acharnement de l’administration contre les chômeurs nous incite à aller de l’avant pour faire valoir nos droits». Le coordinateur national du comité se demande «jusqu’où pourra aller cette administration dans sa gestion policière du dossier des chômeurs ?». Notre interlocuteur tient à rappeler que le droit de manifester pacifiquement est garanti par la Constitution algérienne.

Aïssa Moussi Algérie News
leBloggers

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