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jeudi 31 octobre 2013

Pourquoi je t’aime ?

Pourquoi je t’aime ?Et Pourquoi aussi fort ?Injustement ! Follement, inhumainement ! une question que je ne me suis jamais posée, toi  qui ne m’as rien donné et qui m’as pris des années et beaucoup de ce que je devais à ma vie.Je ne sais de ton histoire que le mensonge que tu m’as raconté, de tes faveurs que les plus arrogants refus, tu m’as tout volé, tout pris, tu m’as méprisé, avili ,appauvri, rabaissé ,plus je te voyais grande plus je devenais petit, tu n’avais pas pour moi le moindre intérêt ,a aucun moment pour toi je n’existais ,tu ne m’a jamais en face regardé ,et dieu sait que mes yeux n’ont jamais d’autres que toi fixé… et pourtant… !
Et pourtant … quand d’autres de tous les noms te traitait, quand tu avais perdu ton sourire, quand tu n’étais plus la belle qui était, quand tout le monde de toi s’est détourné… j’étais là aussi … quand tu n’avais plus la force de te relever, tu avais mon épaule pour garder la dignité, quand la vie t’as tourné le dos, quand tu n’avais plus personne, quand tu n’étais devenu qu’un objet de plaisir et une chaire à consommer… j’étais là aussi. Quand les convoitises te lorgnait ,quand ton testament fut à ta place rédigé ,quand ton héritage était devenu du butin béni, quand tes amis ,tes enfants ,les tiens étaient devenus d’intimes ennemis ,j’étais la aussi, avec autant de respect et d’amour ,d’affection et de sincérité ,des nuits à veiller à ce que tu te rétablit, des jours à courir pour que a nouveau tu souris, fait l’impossible pour que tu revienne à la vie…et pourtant… !
Et pourtant …je croyais que certains regards duraient toutes la vie, que certaines caresses jamais ne disparaissait, que les sourires échangés étaient là a jamais, que tu avais compris… que tu m’avais enfin compris, que c’était un peu tard mais qu’on allait enfin commencer ,que le jour où mon mal enfante un bonheur était peut-être enfin arrivé. Puérilement l’homme en moi y a cru, stupidement l’enfant en moi avait malgré lui muri… et pourtant…
Et pourtant …Ton regard s’est aussitôt détourné, ton intérêt aussitôt envolé, ineffable est redevenu ce que je pouvais un moment toucher , heureux de te voir en bonne santé, et déchiré de tant de mépris, trompé… lésé, déshonoré et étourdi ,redevenu le rien que pour toi j’étais ,mon destin avec toi est de toujours te pleurer ,te voir dans d’autres bras qui jamais ne te mériterait ,d’amasser des chagrins et d’essayer de te survivre ,de vivre l’infâme et le pire des supplices, vivre pour te mourir , une agonie de chaque jour ,périr pour que tu sois, souffrir pour que tu respires…et pourtant…
Et pourtant…à demi mort et sans rêves ,dérouté et floué, j’ai choisi de ne jamais cesser de t’aimer, je me suis fait sourd des bonjours qu’on te dis, aveugle et insensible aux regards qu’on te fait, convaincu de mon mensonge et sa folle vérité ,ivre de ton amour fuyant la sobriété, nulle raison ne l’emporte tant que tu es en vie, et nulle religion ne m’emporte ,tu es le dieu que j’ai choisi .Le temps pour toi se fige ,casseuse d’horloges ,le ciel pour toi s’incline, déesse de ton monde ,baissée de rideau sur les beaux clairs de lune, qu’on brule les musiques …qu’on fasse taire ces poètes, qu’on prépare au bûcher les livres et les ballerines ,qu’on déshabille les drapeaux ,qu’on dupe les étendards ,qu’on bâtisse des palais qui seront tes ruines, je me noie dans mes larmes, mal de ton infortune, sage dans la déraison, sérieux dans la folie, épris de ton soleil, de tes nuits , de tes dunes, si j’avais plus d’une âme elle sera pour toi aussi, si j’avais plus de larmes ils seront pour toi aussi, si j’avais à choisir ,je t’aurai encore choisi, si j’avais à encore souffrir, je le ferai Algérie.

Par Sidali Kouidri Filali
leBloggers

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