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lundi 2 septembre 2013

Appel à témoin Amnésique en France, elle dit être née en Algérie


Elle dit être née en Algérie le 4 juillet 1984 et s’appeler Sarah Mastouri. Elle raconte être arrivée en France à l’âge de trois mois pour une adoption qui n’a pas abouti à Vitry-le-François dans l’Est de la France.
« Après, elle parle d’une scolarité à Reims, Paris, puis à partir du secondaire dans les Pyrénées-Orientales », indique Carole Gleyzes, directeur de la communication à l’hôpital de Thuir où la jeune femme se trouve, interrogée par le quotidien régional français L’Union de Reims.

« Elle ne se souvient d’aucune date, juste qu’elle est allée de foyer en foyer. Elle aurait fait aussi des études à Lyon », raconte l’hôpital. Perpignan semble être un des points d’ancrage de la jeune femme. C’est dans l’hôpital de cette ville qu’elle se souvient s’être réveillée en juillet 2012 à l’hôpital. « J’y étais revenue pour changer d’air, j’avais trouvé une sous-location. Mais le 23 juillet, j’ai été agressée, on m’a volé mes papiers d’identité… »

Depuis, c’est le grand vide. Hébergée par la Croix-Rouge, elle passe de foyer en foyer, avant d’atterrir, à l’hôpital psychiatrique de Thuir. C’était le 28 janvier dernier. « Quand elle est arrivée on a mené une enquête sociale, cherché à l’aider pour refaire ses papiers, raconte Carole Gleyzes. C’est là que l’on s’est rendu compte qu’elle n’existait nulle part… Pour refaire ses papiers, il nous fallait retrouver son village d’origine en Algérie, mais il n’y a rien ».

Caisse d’allocations familiales, assurance-maladie, ministère des affaires étrangères, consulat d’Algérie… Tous les services possibles sont contactés. En vain. L’analyse de ses empreintes digitales et l’enquête des services de la police aux frontières se heurte ne donneront rien de plus.

Réelle amnésie, affabulatrice… A l’hôpital de Thuir, on a décidé d’aider la jeune femme. « Au début, l’équipe a eu des doutes sur son histoire, mais elle est très constante dans ses propos et c’est ça qui nous trouble. C’est elle qui a fait la démarche de médiatiser son histoire. Savoir qui elle est marque le début de la resocialisation. Sans identité, sans papier elle ne peut tout simplement rien faire, pas obtenir de logement, pas de travail… »
Toute personne susceptible d’apporter des éléments de nature à identifier cette jeune femme peut contacter : la direction départementale de la police aux frontières au 00. 33. 4.68.55.72.00, ou bien la gendarmerie de Thuir au 00 33. 4.68.53.03.22.
 
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