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samedi 31 août 2013

Humiliée et offensée

La Constitution et les lois de la République honteusement piétinées. Et par qui ? Par ceux-là dont la mission première est de les défendre et de les protéger. Abdelaziz Bouteflika, son frère Saïd, Amar Saadani et toute la mafia qui gravite dans et autour du FLN ont
humilié l’Algérie et insulté son peuple de façon inacceptable. Cela s’est passé mercredi après-midi. Acte I : des policiers se présentent au siège du FLN et exigent de ses occupants de l’évacuer immédiatement. Ils n’avaient aucun mandat de la justice. C’est le retour aux méthodes de la sinistre politique créée par Ahmed Ben Bella.
Acte II : le Conseil d’Etat décide d’annuler une réunion de putschistes du FLN programmée le lendemain à El Aurassi. Coup de théâtre : le wali d’Alger et beau-frère des Bouteflika signe tard dans la nuit une décision administrative autorisant les putschistes à se réunir quand même. Une décision extrêmement grave et hors la loi.
Le Conseil d’Etat est une institution constitutionnelle qui a pour devoir de contrôler l’administration et éventuellement de corriger ses dérives. Ses décisions sont irréversibles. Le système bouteflikien en a décidé autrement. C’est comme si un chef de daïra refusait d’obtempérer à une circulaire de son ministre de l’Intérieur et fait tout le contraire
de ce qu’on exige de lui. Un acte de rébellion, en quelque sorte.
Cette scandaleuse opération, qui a porté à la tête de l’ancien parti unique un individu comme Amar Saadani — impliqué jusqu’au cou dans l’affaire de la GCA notamment et qui a coûté 30 milliards de dinars détournés — pousse à s’interroger. Abdelaziz Bouteflika, diminué physiquement et intellectuellement, qui ne tient plus de Conseils des ministres, n’a pas promulgué la loi de finances complémentaire, ne rencontre plus les délégations étrangères, trouve quand même le temps de gérer un complot au sein du FLN. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il est totalement out. Et dans ce cas-là, l’honnêteté et le bon sens lui recommandent de déléguer ses pouvoirs aux institutions existantes. Or, il apparaît qu’il a livré tout le pays à son frère Saïd qui, en tant que l’un des parrains de la rapine (dixit WikiLeaks), se comporte en véritable chef de la mafia. Même Bokossa n’a pas fait subir un tel sort à son pays.
Lorsqu’il a été installé à El Mouradia en 1999, Bouteflika a été présenté par la propagande officielle comme l’homme idoine qui allait sauver l’Algérie. Or, il a entraîné le pays dans un gouffre avec des bilans négatifs dans tous les domaines. Et le massacre continue. A croire qu’il existe un plan d’affaiblissement et de destruction d’une Algérie naguère prospère et fière de son histoire.
Y a-t-il encore des hommes ?
Tayeb Belghiche Elwatan
leBloggers

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