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mardi 6 août 2013

Corruption à Sonatrach Mandat d’arrêt contre Bedjaoui et nouvelles révélations explosives impliquant Khelil et Meziane


Le quotidien italien Il Corriere della Sera publie aujourd’hui, mardi 6 août, de nouvelles révélations sur l’affaire de corruption impliquant la société italienne Saipem en Algérie. Ainsi, les investigations se sont accélérées en Italie dans l’affaire des fonds versés à des dirigeants algériens.
Sur la base de déclarations faites par Tullio Orsi, l’ancien président de Saipem Algérie qui bénéficie d’un statut de « repenti », le juge d'instruction Alfonsa Ferraro reconstruit tout le parcours de Saipem en Algérie.

En tout, ce sont sept contrats pour une valeur de huit milliards d'euros obtenus en contrepartie d’un paiement, entre 2007 et 2010, d’une commission, déjà mise au jour, de près de 2,5% du contrat, pour un montant de 197 millions de dollars en compensation de services de courtage fictifs fournis par « Perle Partners Limited », une société de Hong Kong gérée par le syndic algérien, Samyr Ourayed, mais en réalité appartenant à Farid Bedjaoui, 44 ans, titulaire d’un passeport français et résidant à Dubaï. Il était appelé « le Jeune » et connu pour être le référent du « Vieux », c'est à dire le ministre algérien de l'Énergie Chakib Khellil selon les éléments de l’enquête.

L’ancien directeur des opérations de Saipem, Pietro Varone, quelques semaines avant son arrestation, a ainsi passé des aveux importants, à commencer par le fait que « Perle Partners et Bedjaoui sont la même chose », et que « Bedjaoui m'a dit explicitement qu’il donnait de l'argent au ministre de l'Énergie Chakib Khelil ». Il a ajouté que les contacts avec le ministre dans le cadre du contrat « Menzel Ledjimet East » avaient été soutenus au plus haut niveau par le PDG d’ENI, Paolo Scaroni, et que les trois personnages principaux, à savoir Khelil, Scaroni et Bedjaoui, s’étaient rencontrés plusieurs fois à Paris, Vienne et Milan.

La presse italienne renvoie vers des actes judiciaires que les juges sont en train d’accomplir. Ainsi, la procureure de Milan a lancé un mandat d’arrêt international contre Farid Bedjaoui et des commissions rogatoires sur des comptes détenus par Farid Bedjaoui et ses proches, dont Chakib Khellil, à Singapoure et Hong Kong pour des montants de 123 millions de dollars, mais également à Beyrouth et Panama pour des montants aujourd’hui inconnus.

Mais, c’est également le rôle de l’ancien président de Sonatrach Mohamed Meziane qui devra être éclairci. Ce dernier aurait  également bénéficié de voyages en Italie agrémentés de 100 000 dollars. Son fils aurait, lui, hérité d’un contrat de conseil avec Saipem facturé 10 000 euros par mois et le chef de cabinet de l’ancien président de Sonatrach Mohamed Reda El Hameche aurait, lui, perçu une commission indue de 1 750 000 dollars.

Hayet Zitouni TSA
leBloggers

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