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dimanche 28 avril 2013

Mosquée d’Alger/hôpital de Paris : Le val d’Allah et le val de grâce…

On y revient, on n’y échappe pas, on s’y résume: l’hospitalisation de Bouteflika à Val-de-Grâce met sur le tapis non pas seulement la question de la succession, mais celle de la mauvaise impression.


L’homme a songé à construire la plus grande mosquée d’Afrique et pas le plus grand hôpital d’Afrique. Le souci de l’au-delà prime sur les soucis du corps. Il faut sauver l’âme, pas la vie. Il faut préparer l’éternité pas la vie. Comme tous les Algériens, presque, Bouteflika est tombé depuis des années dans cette sorte de mystique de marchands qui se préoccupe de la sépulture, de la charité calculée et de la construction des mosquées pour résoudre l’inquiétude du vivre et fuir le poids de la présence au monde. Cela se fait dans les cités, les villages, les quartiers et chez les riches. Une sorte de Kaboul de retraités et de vieux marchands.


C’est donc le débat de l’heure sur Facebook, dans le net, dans les bouches et les têtes : l’hospitalisation de Bouteflika à Val-de-Grâce est perçue et vécue comme une blessure, une preuve supplémentaire de l’ironie qui ravage l’histoire de l’Algérie indépendante et comme la preuve que ce pays est maudit par ses imbéciles. La raison ? Évidente : c’est cette même génération qui nous gonfle à l’hélium de l’hyper-nationalisme et du « tous contre la contre-France », qui a l’accusation facile contre ses opposants qualifiés, vus et traités comme des harkis et qui aujourd’hui cherche le salut du corps en France et le salut de l’âme par la mosquée, mais pas les deux dans la déclaration de novembre. C’est répété, déjà dit mais encore revécue avec cet AVC. Et cela provoque le même sentiment de colère, de rire jaune et d’auto-dérision. C’est le piège de la surenchère : à force de travailler le souverainisme comme mythologie politique majeure, on se retrouve cible des insultes populistes ou pas. Bouteflika cristallise aujourd’hui cette ambiguïté fondamentale des décolonisateurs en chefs ou de leur sous traitants: ils fondent leur légitimité interne sur la guerre mais c’est en occident qu’ils mettent leur confiances, leurs argent, fortunes et espoir de guérison.


Pour le cas de Bouteflika, c’est la consécration de l’absurde et de la moquerie. C’est l’un des pires messages envoyés aux Algériens. C’est la consécration d’un nouveau jeu de mot malhabile mais tentant : Val Djnanou. Synthèse entre Val-de-Grâce et le reste de l’histoire que l’on connait tous.


par Kamel Daoud

Source: ODH Tizi Ouzzou 
leBloggers

1 commentaire:

  1. Les Maitre de la Gestapo, alias le DRS, passent à la vitesse supérieure, en rendant public cette information sur le transfert de Boutef’ à Paris, tenue habituellement comme un "secret d’État". Puis cette "info" (hum !) sur son frère Said....qui indiquent que la Guerre des Clans rivaux fait rage à l’approche des Présidentielles.

    A l’accoutumée, c’était l’omerta et la chappe de plomb sur la santé de Boutef......Quant à ce qui est dit sur son frère Said, c’est à prendre avec des pincettes, tant on sait que le DRS (Clan Mediene) controle largement la presse, les sites et blogs, et dispose de tout un Département d’action psychologique, chargée de la désinformation, l’intoxication, la diversion et la propagande au service du Pouvoir militaro-mafieux en place, tenu par les Généraux sanguinaires et prédateurs.

    Primo, on peut effectivement penser que cette fois-ci, c’est plus grave, et que la Junte militaire se voit dans l’obligation de communiquer.....

    Secundo, l’autre hypothèse plausible est que le Clan adverse, autrement dit le Clan Mediene-Tartag-Djebbar (DRS) veuille précipiter les évènements pour imposer son candidat, un éradicateur, un dur, un faucon qui sera recruté dans la Diplomatie. Explication : un Ambassadeur qui a fait les capitales occidentales, ou un ancien Chef de la Diplomatie, alias un ex Ministres des Affaires Étrangères dispose automatiquement d’un Grand Carnet d’adresses, et a noué des attaches solides dans le sérail diplomatique international, et pourrait donc prolonger / assurer "l’impunité" aux Généraux criminels et prédateurs qui ont perpétré tant de massacres, assassinats et disparitions, vers 250 000 victimes, de 1991 à 2013, et demeurent hantés par le " Syndrome Pinochet ", et les précédents Sadam, Kadafi, Moubarak, Ben Ali, Assad, adoubés, intronisés et soutenus par l’Occident....puis lâchés !

    Il se murmure à Alger, depuis un certain temps déjà, que les Généraux sanguinaires veulent mettre en orbite S. A. Ghozali, leur " âme damnée ", avec un staff de civiles, comme A. Haroun, S. Sadi, A. Ali-Yahia, etc , les signataires de la pétition de soutien à Nezzar, ces tenants de la ligne dure, des méthodes musclées....donc l’autoritarisme et la répression, et leur "corollaire obligée", la corruption généralisée !!! Si ce n’est pas Ghozali, ce sera Sahnoun ou Baâla.....

    2014, ce sera le retour à la " Case départ " ! L’asphyxie, la paralysie et la crise qui continue(ro)nt et perdure(ro)nt.......depuis 1962 !

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