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dimanche 31 mars 2013

Suite aux incidents de Ghardaïa Graves accusations retenues contre 8 inculpés

De lourdes charges  ont été retenues  contre  huit personnes, placées sous mandat de dépôt depuis la soirée de jeudi 28 mars 2013 à Ghardaïa, à la suite de leur arrestation la veille lors des événements, ayant marqué la manifestation des jeunes contre la célébration de la fête du tapis. C’est ce qu’indique le rapport de l’avocat des détenus, dont Kamel Eddine Fekhar, responsable du bureau de Ghardaïa de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), et Bakir Soufghalem, membre de l’Observatoire algérien des droits de l’homme (OADH), qui les a visités dans leur prison.
«Outrage à corps constitué», «atteinte à l’emblème national», «opposition par des voies de fait», «destruction et dégradation des biens d’autrui» et «infraction relative aux biens», ce sont les griefs retenus contre eux, selon les articles 146, 160, 187, 396, 407 et 450 du code pénal. «Vu la gravité de ces accusations, ils risquent de lourdes peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion», a déclaré Yacine Zaïd, responsable du bureau de la LADDH à Laghouat, dénonçant une «intimidation orchestrée contre les militants de droits de l’homme» et demandant leur «libération immédiate».En tout, ils étaient 18 personnes interpellées mardi 26 mars, avant que le procureur de la République ne prononce la liberté pour deux et la citation directe à comparaître pour huit d’entre eux, tandis que les huit autres ont été placés sous mandat de dépôt. Au cours de l’entretien qu’il a eu avec les détenus, l’avocat Ahmine a relevé que certains ont «fait l’objet de violences physiques et morales, notamment Soufghalem et Fekhar Kamel Eddine qui soupçonnait même la police de lui avoir administré des substances qui ont provoqué en lui un effet anesthésiant».
Ces deux militants ont fait aussi, l’objet d’humiliation, puisqu’«ils ont été obligés d’enlever leur habit traditionnel de Mozabite». C’est d’ailleurs, à la suite de ces comportements que les 8 détenus à la prison de Chaâbet Ennichène de Ghardaïa ont décidé d’entamer une grève de la faim qu’ils poursuivent toujours.  A l’extérieur, ce sont  tous les militants des droits de l’homme et les chômeurs du sud du pays qui se mobilisent pour réclamer leur libération. Des actions sont déjà en vue. Rien qu’hier, les chômeurs qui se sont rassemblés à Oued Souf ont décidé d’une action de protestation à Ghardaïa dont la date n’a pas encore été fixée. A signaler enfin que lors du transfert des prévenus vers la prison, quelques accrochages et jets de pierres sur le camion cellulaire et le convoi de policiers l’escortant auraient été enregistrés, selon des sources locales, mais sans pour autant ralentir la progression du convoi.

Algérie News
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