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vendredi 15 février 2013

Scandale Sonatrach-ENI : de nouvelles révélations en Italie accablent Chakib Khelil

Les révélations se poursuivent et Chakib Khelil s’avère, au fil des jours, être une pièce-maîtresse dans les affaires de corruption de la compagnie Sonatrach. De nouvelles révélations de la presse italiennes confirment la thèse selon laquelle l’ancien ministre de l’Energie et des Mines est largement impliqué dans les affaires de pots-de-vin versés par les groupes pétroliers italiens ENI et SAIPEM à plusieurs dirigeants algériens pour obtenir de gigantesques contrats en Algérie.
Les témoignages de l’ancien DG de Saipem en Algérie, Tullio Orsi, sont, à ce titre, accablants. Selon les révélations du quotidien italien Il Mondo, Chakib Khelil était bel et bien présent, au coté de l’intermédiaire Farid Bedjaoui, lors de la conclusion des transactions douteuses entre Sonatrach et Saipem. Le journal italien a indiqué que des rencontres ont eu lieu à Paris entre Bedjaoui, Chakib Khelil, les responsables de Saipem et l’administrateur délégué  d’Eni, Paolo Scaroni. «D’autres rencontres pour d’autres affaires auraient eu lieu à l’hôtel Bulgari à Milan, entre  Bedjaoui, certains collaborateurs, représentants de sociétés algériennes et des gestionnaires du groupe Eni», a précisé le journal italien qui a cité comme source des enquêteurs du tribunal de Milan. Selon la même source, « Avoir  Bedjaoui comme ami est essentiel et fondamental pour  travailler en Algérie ». Pis encore, souligne Il Mondo, l’enquête a montré que «pour obtenir de l’influence en Algérie, il est essentiel de passer par un intermédiaire puissant tel que le ministre de l’Énergie de l’époque, Chakib Khelil ».
L’ancien DG de Saipem Algérie, Tullio Orsi, est, semble-t-il, l’information des juges italiens,  révèle le quotidien italien. En effet, l’ancien patron de Saipem en Algérie est désigné comme  «l’informateur qui a collaboré avec le parquet de Milan dans l’enquête  sur la présumée corruption  de 197 millions de dollars versés par la société Saipem à de nombreux responsables algériens pour obtenir des contrats pétroliers d’un montant de 11 milliards de dollars », révèle Il Mondo. Rappelons enfin que Tullio Orsi a quitté, ou fui, l’Algérie en 2010 suite au début de l’enquête judiciaire dans le scandale Sonatrach.

A. S avec E. W. 
leBloggers

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