Page d’accueil

dimanche 23 septembre 2012

Campagne, Campagne, siège, congrès, parti : D’où vient l’argent du ministre Amar Ghoul ?

Une vraie énigme Amar Ghoul. Autant on sait presque tout sur le parcours de cet islamiste BCBG, de ces anciennes et actuelles activités comme ministre des Travaux publics, de sa campagne électorale pour les législatives de 2012, de son nouveau parti politique, autant on ignore tout des fonds dont il a disposé pour financer cette campagne électorale et de l’argent dont il dispose aujourd’hui pour financer son parti politique.

Vendredi 21 septembre 2012, Amar Ghoul, 51 ans, fait le show à Alger à l’occasion du congrès constitutif de son parti le Taj « Tajamoû Amel el Djazair » (Rassemblement de l’espoir de l’Algérie).
Trois jours de congrès, 350 membres constitutifs, 2000 participants dont des ministres et des ambassadeurs, la salle du complexe olympique Mohamed Boudiaf, Amar Ghoul a fait les choses en grand pour lancer son nouveau parti.
Le show est d'autant plus réussi que les communicants préposés au ministre ont expliqué aux journalistes que le nouveau parti a déjà enregistré l'adhésion d'une quarantaine de députés et d'une dizaine de sénateurs.
• Lire Sitôt renommé ministre des TP, Amar Ghoul reçoit son vieil ami l'ambassadeur de Chine
Si les assises de TAJ ont étaient d’une grand réussite, à en croire les comptes rendus de presse, en revanche on ignore tout du volet financier lié aux activités politiques du ministre des Travaux publics.
Sur quels deniers s’est appuyé M. Ghoul pour subvenir aux frais colossaux de ce congrès ? Et d’où vient l’argent qui permet au ministre de financer le fonctionnement de ce parti ?
• Consulter le site officiel d'Amar Ghoul
Si rien n’oblige le chef de TAJ, Amar Ghoul, de rendre public de suite l’origine des fonds de son parti, il n’est pas moins tenu à un devoir de transparence sur les comptes de cette formation politique ainsi que l’oblige la loi sur les partis politiques promulguée en janvier 2012.
• Lire le journal officiel du 15 janvier 2012
Or l’opinion ignore tout de cette fortune - et c’en est une visiblement -, dont dispose le ministre pour mener sa nouvelle ambition politique.
Elle l'ignore encore plus que, cinq moins plus tôt, Amar Ghoul, qui a décidé de briguer un mandat de député à l’Assemblée nationale, a été très dépensier.
• Lire L'ex-ministre des Travaux publics démissionne : Amar Ghoul, clap de fin avec ses amis du MSP
C’est que lors de la campagne électorale pour les législatives de mai 2012, le candidat Amar Ghoul s’est dépensé sans compter, et à dépensé sans compter, pour financer son élection à la députation.
Tournées dans les quatre coins de la circonscription d’Alger, lancement et entretien d’un site internet et d’une page facebook, confection d’affiches électorales, achat de 10 Ipads dans le cadre d’une tombola, location ou achat d’un siège dans le quartier cossu d’Hydra, sur les hauteurs d’Alger, le candidat Ghoul aura englouti des sommes colossales sans que l’origine de ses fonds ne soit divulguée.
A l'époque, la presse avait fait état de milliards dépensés.
• Lire Tombola électorale de Amar Ghoul : 100 % des gagnants des 10 Ipads ont tenté leur chance
D’où venaient donc ces fonds qui avaient permis à Amar Ghoul de financer cette campagne électorale qualifiée de la plus efficace de tous les candidats à l’Assemblée ? Ses émoluments de ministre lui permettraient-il d’assurer tous les frais liés à cette campagne ?
Bien que ce salaire de membre du gouvernement soit relativement conséquent –environ 500 000 dinars-, compte tenu du salaire minimum garanti en Algérie (18000 dinars), celui-ci est largement insuffisant pour prendre en charge toutes ces dépenses de campagne.
Le candidat Amar Ghoul avait-il alors bénéficié de soutiens de généreux donateurs, d’entreprises privées ? Avait-il bénéficié de subventions dont disposent les trois partis de l’Alliance Verte, bannière sous laquelle il s’est constitué candidat ?
• Lire Six ministres élus députés : démissions, séparation des pouvoirs et casseroles judiciaires
A l’époque et encore aujourd’hui, le ministre-candidat ne s’est jamais prononcé sur cette question. Pas plus qu’il ne se prononce maintenant sur l’origine des fonds de fonctionnement de son parti.
L’origine de ces fonds est d’autant plus mystérieuse, voire suspecte, qu’on ne connait aucune activité officielle annexe au ministre en dehors de son statut de membre du gouvernement.
C’est qu’officiellement, Amar Ghoul ne dispose d’aucune source de revenus, mis à part son salaire de ministre. Il n’a pas hérité d’une fortune, il n’est pas non plus officiellement chef d’une entreprise.
• Lire  Noël avant l’heure pour 42 sociétés publiques endettées et 9 bureaux d'études : Le ministre Amar Ghoul leur distribue 1,6 milliard de dollars
Docteur d’Etat, ancien directeur d’un institut à l’université, député du parti MSP en 1997, Amar Ghoul, originaire de Ain Delfla, est devenu ministre de la Pêche en août 2000 sous le gouvernement d’Ali Benflis avant de prendre le département des Travaux publics en mai 2003, département dont il est en charge jusqu’au jour d’aujourd’hui.
Officiellement donc, on ne lui connait pas, depuis 12 ans, aucune autre activité rémunératrice en dehors de ses fonctions de ministre.
D’où viennent dès lors tous ces fonds qui permettent à Amar Ghoul, ministre et chef d'un parti, de financer ses activités politiques ?
Crédit Photo : site officiel de Amar Ghoul

Lire l'article original : Campagne, siège, congrès, parti : D’où vient l’argent du ministre Amar Ghoul ? | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie
leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire