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mercredi 22 août 2012

Le harcèlement des militants se poursuit : Abdelkader Kherba incarcéré à la prison de Ksar Boukhari

L’observatoire Algérien des Droits de l’Homme, a appris que le militant Abdelkader Kherba, a été arrêté hier après-midi par des individus non identifiés, suite à un rassemblement de la population pour dénoncer les pénuries d’eau, à Ksar Boukhari, ou il réside. Après une garde à vue, il a été présenté au Parquet et a été inculpé d’outrage à corps constitué et écroué à la prison de Ksar Boukhari. Il sera jugé le 28 aout à Médéa.
Abdelkader Kherba, subit un harcèlement policier inacceptable. En effet, militant au Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et à la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), Abdelkader Kherba a été condamné, le jeudi 3 mai 2012, à un an de prison avec sursis et une amende de 20 000 dinars. La défense de M. Kherba a fait appel de ce jugement.
Kherba Abdelkader avait été arrêté alors qu’il assistait à une manifestation organisée par les travailleurs du secteur de la justice afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail. Kherba Abdelkader, qui a assisté à la manifestation en tant qu’observateur ainsi qu’afin d’exprimer sa solidarité, a eu son appareil photographique confisqué au moment de son arrestation. Le lendemain, 19 avril 2012, Kherba Abdelkader a été emmené devant le procureur de Sidi Mohamed qui l’a interrogé au sujet de sa présence à la manifestation. Le procureur avait formalisé l’accusation de «incitation directe à attroupement» en vertu de l’Article 100 du Code Pénal et avait ordonné qu’il soit placé en détention provisoire. Kherba Abdelkader a été détenu deux semaines à la prison de Serkadji, ou il avait entamé une grève de la faim jusqu’à sa libération.
L’OADH condamne cette nouvelle arrestation d’un militant lors d’un rassemblement pacifique, et exige des autorités de cesser le harcèlement d’Abdelkader Kherba.
L’OADH constate que les autorités algériennes, violent tous les traités internationaux ratifiés par l’Algérie, la constitution algérienne et les propres lois du pays, en s’acharnant sans aucune retenue, contre les citoyens qui réclament leurs droits.
L’OADH, exige la libération immédiate de Abdelkader Kherba et interpelle l’ensemble des organisations de la société civile. L’OADH, ne manquera pas, si cela s’avère nécessaire, de saisir les instances internationales pour défendre les droits de Abdelkader Kherba.
Alger le 22 aout 2012 

OADH
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