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vendredi 27 avril 2012

Affaire Abdelkader Kherba RAJ et la Laddh dénoncent, une ONG étrangère interpelle le président de la République

Le Rassemblement action jeunesse (RAJ) a dénoncé « vigoureusement », dans un communiqué publié ce jeudi 26 avril et signé par son président, Abdelwahab Fersaoui, la peine de trois ans de prison ferme requise à l’encontre d’Abdelkader Kherba dont le procès a eu lieu ce matin à Alger (lire). L’association a également condamné la répression dont ont été victimes des citoyens, chômeurs et représentants de la société civile venus soutenir Abdelkader Kherba. Elle condamne en outre l’arrestation d’une dizaine de syndicalistes et de militants, dont le candidat du FFS à Alger, Hakim Addad. Ces personnes ont été relâchées après quelques heures passées dans les locaux de la police.
« Malgré les garanties promises par les autorités algériennes pour les prochaines élections législatives du 10 mai prochain, ce matin les libertés fondamentales de citoyens algériens ont encore été bafouées, ce qui discrédite davantage le processus des réformes et des élections », relève RAJ, qui s’insurge contre ces pratiques d’intimidation et lance un appel à une « mobilisation massive » pour la libération immédiate de M. Kherba.
 
De son côté, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) rappelle que M. Kherba a agi de façon pacifique et dit s'inquiéter « des atteintes aux libertés individuelles et collectives telles que contenues dans la Constitution, la déclaration universelle des droits de l’Homme, le pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme» ». Elle assure qu'elle demeurera mobilisée « pour dénoncer toutes les atteintes aux droits de l’Homme ».
 
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme a pour sa part appelé le président de la République, le ministre de l'Intérieur et d'autres responsables algériens à intervenir « de toute urgence ». Cet observatoire, qui est un programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (Fidh) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) déplore également les conditions dans lesquelles a eu lieu de le procès d’Abdelkader Kherba, indiquant qu'elles « s'inscrivent en violation avec le principe essentiel de publicité des débats judiciaires, composante essentielle du droit à un procès équitable ». L'Observatoire demande que soit mis « un terme à toute forme de harcèlement, y compris judiciaire » à l’encontre de tous les défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.
 
leBloggers

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