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samedi 31 mars 2012

Un collectif de soutien porte sa revendication Mohamed Baba Nadjar veut une révision de son procès

Le collectif de soutien à Mohamed Baba Nadjar ne décolère pas. Ce groupe a organisé, jeudi dernier, un sit-in devant le ministère de la Justice pour demander la réouverture du procès de ce jeune homme originaire de Ghardaïa.

La réouverture de l’enquête et un nouveau procès auraient pour objectif de «faire la lumière sur les circonstance de la mort de Brahim Bazine, ex-militant du FFS et aussi de mettre fin à l’injustice que subit Mohamed Baba Najdar incarcéré depuis maintenant 7 ans», explique le militant des droits de l’homme Kamel Eddine Fekhar, qui ajoute que «Baba Nedjar est dans un état de santé déplorable en raison de sa nouvelle grève de la faim. Il compte aller jusqu’au bout de son action».
Les contestataires étaient décidés à poursuivre le rassemblement. «Le sit-in est ouvert jusqu’à ce que le ministère rouvre le dossier. C’est la seule solution pour que nous quittions les lieux», ajoute M. Fekhar. Le cordon de policiers antiémeute a été renforcé et les rues menant vers le ministère de la Justice fermées. Dans l’après-midi, un représentant du ministère de la Justice a échangé des mots avec les organisateurs du sit-in : «Composez une délégation. Dans la journée de dimanche (demain, ndlr), le ministre Tayeb Belaïz vous recevra. C’est promis.» Mais mauvaise surprise : dans la soirée, au journal télévisé de 20 heures (ENTV) a été annoncée la nomination de Tayeb Belaïz comme nouveau président du Conseil constitutionnel, nommé par décret présidentiel. Belaïz occupe-t-il toujours le poste de garde des Sceaux ? Cumule-t-il deux fonctions ?
Pour le syndicaliste et militant des droits de l’homme Yacine Zaïd, «ceci est une mascarade. Ils voulaient sûrement nous calmer. Que nous soyons reçus ou pas, jeudi prochain, nous tiendrons un autre sit-in. Et cette fois-ci, il y aura plus de monde et plus de motivation».
En 2006, Mohamed Baba Nadjar avait été condamné à mort, et ce, en première instance. Il avait 21 ans. En 2009, la peine a été réduite à perpétuité. Clamant son innocence, il observe des grèves de la faim successives depuis 7 ans.


Mehdi Bsikri Elwatan
leBloggers

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