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mercredi 7 mars 2012

Algérie - Mohamed Abdou Bouderbala minimise l’ampleur de la corruption au sein de la Douane

Mohamed Abdou Bouderbala, DG des Douanes algériennes.
Le DG de la Douane n’a pas donné de chiffres sur le nombre d’affaires de corruption qui ont secoué ses services parlant de seulement « quelques cas isolés ». Il a rappelé, en revanche, que les quatre inspections douanières régionales pouvaient s’autosaisir au moindre soupçon de corruption. Pour lui, l’informatisation des activités douanières, aujourd’hui presque achevée, est une garantie de transparence.

« Personne ne peut nier l’existence de la corruption dans notre pays » a déclaré lundi le ministre des Finances, Karim Djoudi, en marge d’un atelier de recherche organisé à l’hôtel El Aurassi, à Alger, sur « les usages de la quantification dans les administrations fiscales et douanières des pays en développement et émergents ».
Interrogé par les journalistes sur les affaires de corruption au sein de la Douane, le ministre a avoué clairement qu’il restait encore beaucoup à faire en matière de lutte contre ce fléau.
Devoir de réserve oblige, Karim Djoudi n’a pas voulu s’étaler sur le sujet, rappelant juste les efforts du gouvernement pour moderniser l’institution douanière dont l’objectif, a-t-il estimé, est la « transparence totale ».
Interrogé à son tour sur le même sujet, le Directeur général des Douanes algériennes, Mohamed Abdou Bouderbala, a minimisé le « phénomène » de la corruption, affirmant qu’un arsenal réglementaire et législatif était en place pour l’éradiquer. « Celui qui se fait prendre sera traduit devant la justice » a-t-il tonné tout en assurant qu’il n’a été recensé jusqu’ici que « quelques cas isolés ».

250 cas de corruption

Il y a lieu de rappeler que des centaines de douaniers, exerçant à des échelons différents, ont été traduits devant les tribunaux ces dernières années après des enquêtes diligentées par l’Inspection générale des douanes. Ils seraient au nombre de 250 à avoir été radiés des rangs de l’institution douanière, sans compter les mutations pour raison disciplinaire en relation avec des affaires de corruption.
Même si le Directeur général des Douanes a refusé catégoriquement de donner des chiffres sur le nombre d’affaires liées à la corruption, il n’en demeure pas moins qu’il a clairement mis en garde les douaniers en rappelant que quatre inspections régionales sont installées à travers le pays. Elles s’autosaisissent automatiquement pour engager des enquêtes, aussi bien internes qu’externes, quand il y a suspicion de corruption dans l’un des services de la douane.
Mohamed Abdou Bouderbala s’est montré convaincu, par ailleurs, qu’avec « l’informatisation » de la douane, qui est selon lui à 98% actuellement, la transparence sera instaurée. Il a également rappelé l’acquisition par ses services de cinq nouveaux scanners pour plus de 5 millions de dollars.  « Ce n’est plus la Douane des valises, nous sommes aujourd’hui à une autre échelle », a-t-il dit, se disant désolé par les « clichés accumulés par les citoyens » sur l’institution douanière.

Écrit par Zoubir Merabet 
leBloggers

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