Page d’accueil

samedi 11 février 2012

Elle devait être expulsée vers Tunis : Sihem Bensedrine autorisée à entrer en Algérie


La militante tunisienne des droits de l’homme Sihem Bensedrine a été finalement autorisée en fin d’après-midi du vendredi 10 février à entrer en Algérie après avoir été placée en zone de transit pour être expulsée de l’aéroport international d’Alger. Son nom figurait sur une liste d’anciens opposants au président Ben Ali jugés indésirables en Algérie.

Journaliste et militante des droits de l’homme, Mme Bensedrine, 62 ans, a été empêchée ce vendredi 10 février d’entrer en territoire algérien par les agents de la PAF de l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger qui lui ont signifié son interdiction de séjour en Algérie.

Sihem Bensedrine a été placé en zone de transit et priée d’y passer la nuit pou être expulsée vers Tunis le lendemain. En fin de journée, la mesure d’interdiction a finalement été levée.

Alors qu’elle se trouvait encore à l’aéroport international d’Alger, elle avait reçu brièvement la visite de l’ambassadeur de Tunisie en Algérie qui est intervenu auprès du gouvernement algérien pour permettre à Mme Bensedrine d'entrer en Algérie.

Celle-ci a également pu s’entretenir par téléphone avec des journalistes, des militants des droits de l'homme et des proches.

Visiblement, le tollé rapide soulevé par la décision de la refouler a poussé les autorités algériennes à lever la mesure de refoulement d’autant plus que le président tunisien Moncef Marzouki est annoncé à Alger pour une visite officielle dans les prochaines heures.

Jusqu'à ce vendredi, Sihem Bensedrine faisait encore l’objet d’une interdiction d’entrée dans le territoire algérien datant de l’ère Benali, l'ex-président tunisien.

Contactée par DNA dans l’après-midi, elle avait confirmée être toujours bloquée à l’aéroport.

« Effectivement, je me suis vu signifier l’interdiction d’entrer en Algérie, étant donné que je suis toujours sous le coup d’une expulsion qui date du temps de Ben Ali (l’ex président tunisien, Ndlr) que les autorités algériennes n’ont pas jugé utile d’annuler », a-t-elle déclaré.

Qualifiant cette interdiction de « vieille mesure bureaucratique », la journaliste a déploré l’attitude des autorités algériennes qu’elle a qualifiée d’ « inacceptable ». Et de préciser : « L’Algérie est également mon pays et j’ai droit d’y venir ».

Sihem Bensedrine, directrice de radio Kalima à Tunis et opposante au régime de l’ex-despote de Tunis, Ali Ben Ali chassé du pouvoir en janvier 2011, se rendait en Algérie pour assister à un séminaire sur la lutte contre l’impunité et la justice transitionnelle à l’initiative du Collectif des associations des victimes du terrorisme (SOS Disparus, Somoud, Djazaïrouna).

Elle devait également rencontrer des membres de la Ligue algérienne des Droits de l’homme (LADDH) présidée par l’avocat Me Mustapha Bouchachi.

Bensedrine a déjà été interdite de séjour en Algérie à l’époque du dictateur Ben Ali. Elle avait été refoulée samedi 4 avril 2009 de l'aéroport Houari Boumediene d'Alger.

leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire