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lundi 6 février 2012

ECH-CHOUROUK : séisme sur la scène médiatique


Le journal Ech-chourouk est secoué par une crise qui dévoile avec fracas les dessous de la vie médiatique algérienne. Une pétition signée nominativement par des journalistes et des travailleurs du journal (voir document joint) et adressée au chef de l’Etat provoque un seïsme.

Invitant le premier responsable du pays à mettre un terme à une gestion comptable et politique défiant les lois et les règles éthiques de la profession, les signataires avertissent que faute d’une suite favorable, ils s’adresseront à toutes les instances capables de traiter leur cas y compris sur la scène internationale.

Les reproches sont nombreux, clairs et accablants :

- Népotisme et régionalisme de la direction;
- Provocation d’affrontements ethniques ;
- Alignement de la rédaction sur l’organisation des frères musulmans, avec interdiction de publication de toute information nuisible à cette tendance ;
- Harcèlement sexuel, menaces et chantage contre les journalistes refusant la soumission;
- Comptabilité frauduleuse portant autant sur le tirage que les ventes ;
- Transfert illégal des recettes de la publicité vers l’étranger avec la complicité d’opérateurs de la téléphonie mobile sous couvert de financement d’une chaîne de télévision du groupe Ech-chourouk non opérationnelle…

sont quelques unes des dénonciations des pétitionnaires qui informent le chef de l’Etat que ces abus sont commis au nom de son frère Said dont se prévalent ouvertement les responsables de leur journal.

La bombe qui a explosé dans le journal Ech-chourouk n’est pas vraiment une surprise, la création de titres de la presse comme celle des partis politiques étant une des pratiques par laquelle les officines ont toujours brouillé pour mieux la domestiquer l’opinion publique. Il reste à voir si le parquet va s’auto saisir d’un dossier aussi chargé mais qui implique un journal conçu comme le symbole de l’impunité et l’instrument de la pollution médiatique.

Algérie Express

leBloggers

1 commentaire:

  1. ECHOUROUK ET SES SŒURS FINANCES PAR LE CONTRIBUABLE ALGÉRIENS A ÉTÉ A LA SOLDE DU RÉGIME OU DU MOINS SON AILE ISLAMISTE

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