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mercredi 11 janvier 2012

LAGHOUAT, OUARGLA, HASSI R’MEL… La contestation s’étend dans le sud du pays


Parce que les motifs qui les génèrent ne manquent pas avec, notamment, une malvie ambiante faite de passe-droits dans le processus d’embauche et d’attribution de logements, toit et emploi qui constituent les deux ingrédients indispensables à une vie décente, les protestations citoyennes ont repris de plus belle, notamment dans le sud du pays.
Une région dont la richesse du sous-sol n’a pas ou peu profité à ses habitants, principalement les jeunes qui crient à la discrimination et à la hogra. Et ils le font entendre, une fois de plus et d’une manière forte mais civilisée comme pour couper l’herbe sous le pied des manipulateurs de tous bords. Laghouat, wilaya d’où le président de la République a, il n’y a pas longtemps, lancé l’année universitaire, et où il a donné le coup de starter à des projets et visité les chantiers d’autres, vit sur une poudrière. La ville vit, pour le cinquième jour de suite, au rythme d’un véritable et pacifique soulèvement populaire. Le détonateur : une distribution plus que douteuse d’une centaine de logements (98 plus exactement) au bénéfice des habitants des bidonvilles qui étouffent la ville de toute part. Et c’est toute la ville du chef-lieu de wilaya qui s’est soulevée pour venir au secours des nombreux demandeurs qui tiennent à dénoncer les multiples irrégularités qui auraient entaché cette opération de distribution. Hier, au cinquième jour de la protestation, même si elle a sensiblement baissé, il n’en demeure pas moins que la tension y était encore avec un rassemblement d’un millier de personnes qui se tenait toujours devant le siège de la Wilaya. Pour Yacine Zaïd, membre de la section locale de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, joint sur les lieux mêmes de la manifestation, la colère de la population est amplement justifiée. Il dira que les trois listes des prébénéficiaires, qui, soit dit en passant, n’ont pas été publiquement affichées, sont truffées de d’irrégularités. Il en veut pour preuve la présence sur ces listings de seulement 14 noms de la wilaya, le gros des bénéficiaires étant constitués d’étrangers à la wilaya qui ont érigé pour certains d’entre eux, témoigne encore notre interlocuteur, leurs baraques de fortune au chef-lieu de wilaya il y a seulement quelques mois. Plus aberrant encore, relève un manifestant, ces listes comportent la bagatelle de 25 noms d’une même famille et de surcroît n’habitant pas la wilaya. Les manifestants ne veulent pas entendre parler de suspension de ces listes, comme proposé par le wali qui intervenait à ce moment-là sur les ondes de la radio locale et à l’endroit duquel ils brandissaient un carton jaune. Ils exigent son «annulation pure et simple et une enquête qui déterminera les responsables de cette gabegie sans pareille», comme a tenu à le souligner avec force le manifestant pour qui la suspension par le maire de la ville d’un responsable municipal (l’inspecteur des affaires publiques et de l’hygiène) «n’est que de la poudre aux yeux». Zaïd a tenu, par ailleurs, à dénoncer la campagne de dénigrement du mouvement menée par des délinquants qui n’ont rien à avoir avec la protestation, campagne relayée par certains organes de presse qui, dira-t-il, «n’ont jamais accompagné ces mouvements de protestation et pour lesquels tout est bien». Il dira, à ce sujet, que les jeunes protestataires ont bien encadré leur mouvement au point, précisera-t-il, où ils ont veillé tardivement, avant-hier, pour nettoyer le moindre recoin de leurs quartiers de toutes sortes de détritus. «Vous pouvez vérifier de vous-mêmes cela sur la toile puisque j’ai moi-même balancé quelques séquences de cette œuvre de salubrité publique et de civisme», témoignera Zaïd.
Grand rassemblement, aujourd’hui à Ouargla
Plus au sud, dans la wilaya limitrophe de Ouargla, même décor avec, cependant, un autre élément déclencheur : le chômage endémique qui frappe de plein fouet, principalement la frange juvénile. Et ce n’est pas tant le phénomène du non-emploi qui irrite les jeunes plus que le comportement des responsables qui ont eu à se relayer à la tête de l’antenne régionale de l’emploi. Un comportement dont celui du dernier affecté pour justement calmer les esprits juvéniles, la région ayant enregistré cycliquement des manifestations des jeunes chômeurs qui réclament tout juste davantage de postes d’emploi mais surtout de l’équité dans leur octroi, loin de tout passe-droit. Et les nouveaux 800 postes d’emploi à pourvoir dans les nombreuses sociétés pétrolières et de services dans la région annoncés par le directeur régional de l’emploi, au lieu de calmer la situation l’attisent, au contraire. Hier encore, ces jeunes demandeurs d’emploi ont observé un bref sit-in devant la Direction régionale de l’emploi avec rendez-vous pris pour aujourd’hui pour un grand rassemblement devant l’agence régionale de l’emploi. C’est Tahar Bellabas, coordinateurs national du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), qui nous a fait part hier de ce sit-in, une manière, dira-t-il, de mieux encadrer et accompagner cette grogne des jeunes qui demandent que «leur dignité et leur droit au travail leur soient restitués ». Pour notre interlocuteur, les chiffres sur les perspectives d’emploi balancés continuellement par les responsables ne sont pas de nature à susciter confiance, que ces jeunes ont totalement perdue tant, dira encore Bellabas, «ils n’arrivent pas à se départir du sentiment d’exclusion qui couve en eux». Le coordinateur national du CNDDC en veut pour preuve le refus des directeurs de la Direction et de l’agence régionales de l’emploi de recevoir ces jeunes protestataires et engager avec eux un dialogue. Un comportement qui ne fait, selon Bellabas, que toucher davantage l’amour-propre des jeunes, contraints, reconnaîtra-t-il, de faire usage de la manière forte. C’est ce qui s’est, d’ailleurs, passé avec le siège dont ont été victimes, en fin de semaine dernière, les directeurs des agences d’emploi de Ouargla et de Touggourt ou encore avant-hier à Hassi R’mel où, pour la deuxième journée de suite, la ville a enregistré des mouvements de protestation avec fermeture par les jeunes chômeurs de plusieurs axes routiers et autres bases de vie de sociétés pétrolières. Les jeunes réclament une commission d’enquête pour tirer au clair les «supputations» liées à l’embauche et à propos desquelles des responsables en charge de l’emploi sont accusés de connivence avec des entreprises. A l’est du pays, à Skikda plus précisément, les mêmes ingrédients qu’à Ouargla. Zone pétrolière par excellence, pourvoyeuse potentielle de postes d’emploi, la ville a renoué, encore une fois, avec la montée au créneau des jeunes chômeurs. Observant un sit-in devant l’entrée du port de la ville, ils ont tenu à dénoncer l’agence locale de l’emploi qu’ils accusent de vouloir passer sous silence un certain nombre de postes d’emploi à pourvoir. Ce que cette dernière a tenu à démentir catégoriquement, mettant cela sur le compte de rumeurs quant à des offres d’emploi que l’enceinte portuaire aurait lancées.
M. K.
DE NOMBREUX CHU ONT REJOINT LE MOUVEMENT
Les hospitalo-universitaires maintiennent la pression

Poursuite de la grève des hospitalo-universitaires. Au deuxième jour du débrayage, le mouvement s’est élargi à d’autres CHU. Pas de réaction de la tutelle. Le syndicat évalue aujourd’hui son action et décidera des suites à lui donner.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – La grève cyclique à laquelle a appelé le Syndicat national des professeurs et docents des sciences médicales se poursuivra aujourd’hui pour la troisième journée. «Une réussite», commente le Pr Djidjeli, président du syndicat qui explique que l’information ayant circulé, beaucoup de CHU ont rejoint le mouvement au second jour. Les hospitalo-universitaires tiendront aujourd’hui une assemblée générale au sein du CHU Mustapha pour, d’un côté, évaluer le débrayage mais surtout réfléchir aux actions à entreprendre les semaines à venir en plus de la reconduction de la grève trois jours par semaine. Par respect au règlement, le Syndicat national des professeurs et docents des sciences médicales a informé la tutelle de la tenue de l’assemblée générale. Le ministère de la Santé n’avait jusqu’à hier pas tenté d’entrer en contact avec le syndicat. Ce dernier avait décidé dans un premier temps de geler les activités de soins. Seules les urgences seront assurées. Les activités chirurgicales à froid, les consultations et les explorations biologiques et d’imagerie ne seront pas effectuées. Il n’est pas exclu que ce débrayage touche également les activités pédagogiques dans les semaines à venir. Les hospitalo-universitaires continuent de dénoncer la pénurie quasi chronique des médicaments dont ils subissent les conséquences. Le Pr Djidjeli explique que «cette pénurie, nous la subissons depuis Barkat. Nous avons multiplié les courriers pour dire que nous ne pouvions pas continuer à subir les conséquences de la pénurie de médicaments. On ne peut pas continuer à dépenser autant avec une pénurie chronique. La facture du médicament augmente alors que les pénuries ne cessent pas, c’est une équation que l’intelligence humaine ne peut accepter». Le syndicat appelle à la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de déterminer les causes de ces pénuries. Il revendique également la promulgation du régime indemnitaire. Les négociations autour de ce texte durent depuis trois années sans résultat probant. Pire encore, le syndicat a eu à constater lors des réunions avec la Fonction publique que la mouture négociée ne ressemblait en rien à celle qui lui a été présentée. Pourtant, au mois d’octobre dernier, le ministre de la Santé avait réclamé un délai d’un mois pour la satisfaction de cette revendication. Faisant incursion dans l’assemblée générale du Syndicat national des professeurs et docents des sciences médicales, Ould Abbès avait non seulement fait un réquisitoire contre ceux qu’il accuse d’être derrière la pénurie de médicaments mais s’était engagé à accélérer le processus de promulgation du régime indemnitaire.
N. I.
GRÈVE DES CORPS COMMUNS
Un taux de suivi massif à l’est du pays, selon le SNTE

Au premier jour de la grève d’une semaine, initiée par les corps communs du secteur de l’éducation, le taux de suivi est jugé satisfaisant et varie selon les régions, annonce le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE).
F.-Zohra B. – Alger (Le Soir) – Le mouvement de grève d’une semaine des corps communs a démarré, hier, avec une forte participation des travailleurs à l’est du pays. Le taux de participation y est d’ailleurs estimé à 95% selon M. Aït Hamouda, chargé de la communication du SNTE. Dans quelques wilayas, telles que Béjaïa, Guelma et El Tarf, le taux de participation a atteint les 100% selon le syndicaliste. A Béjaïa, selon M. Aït Hamouda, dans certains établissements, les enseignants ont même fait grève en signe de solidarité avec les corps communs. Au niveau des régions de l’intérieur, aussi bien à l’est qu’à l’ouest, la paralysie des cantines a créé une certaine tension entre les directeurs des établissements et les grévistes. Ceci parce que les élèves n’ont pas pu prendre leurs repas. «Il y a eu menace sur les employés des cantines et des dépassements mais nous ne nous laisserons pas intimider», déclare M. Aït Hamouda. Au niveau de la capitale, le taux de suivi est estimé à seulement 40% alors qu’à l’ouest, il varie entre 55 et 60%, annoncent les représentants du SNTE. Selon le chargé de la communication du syndicat, ces taux iront en augmentant dans les prochains jours, au fur et à mesure que les informations sur la grève circuleront au niveau des établissements. Les syndicalistes notent par ailleurs qu’il n’y a pas eu de contacts avec la tutelle suite à l’annonce du mouvement de grève. «Nous nous attendons à ce que le ministre s’exprime sur le mouvement de grève des corps communs et nous sommes prêts à arrêter notre mouvement de protestation s’il s’engage et nous donne des garanties concernant nos principales revendications», souligne M. Aït Hamouda. Ce dernier avait dimanche dernier lors d’une conférence de presse exprimé « le-ras-le-bol» des corps communs du secteur qui, a-t-il précisé, sont «le parent pauvre du secteur». La principale revendication des corps communs concerne une revalorisation des salaires jugés dérisoires par cette corporation. Ils ont aussi mis en évidence les disparités constatées avec les autres professions du secteur. Selon les représentants du SNTE, les salaires varient entre 15 000 et 18 000 DA. Ils revendiquent aussi une revalorisation de leur profession qu’ils jugent longtemps négligée par la tutelle. Les grévistes, tel que l’a annoncé le SNTE, comptent aller vers la radicalisation de leur mouvement au cas où il n’y aurait pas d’engagements concrets des autorités concernant leurs principales revendications. Ils prévoient ainsi d’organiser une marche dans la capitale et à laquelle devront participer les personnels de toutes les wilayas.
F.-Z. B. lesoirdalgerie.com

Conflit à la laiterie de Draâ Ben Khedda : Constat d’échec pour l’UGTA

L’union de wilaya de l’UGTA a établi, lundi 9 janvier, un constat d’échec quant à sa tentative de résolution du conflit social qui paralyse la laiterie de Draâ Ben Khedda (Tizi Ouzou) depuis le 9 octobre 2011.

Au cours de sa démarche pour le dénouement de ce conflit, « la commission de négociation de l’Ugta, ayant travaillé avec sincérité, abnégation et transparence jusqu’à ce jour dans les principes de la réconciliation préconisés pour l’aboutissement de cette initiative, considère que sa mission est arrivée à terme et qu’elle se démarque de toutes les évolutions que prendrait la situation», a déclaré M. Limani, responsable au sein du syndicat.

Le syndicaliste a affirmé : «Nous avons acquis la levée des sanctions ainsi que la constitution d’une commission d’enquête comme préalable à la reprise du travail, mais malheureusement, la commission de négociation a buté sur une fin de non recevoir exprimée par une assemblée générale des travailleurs tenue à l’extérieur de l’unité, dans des conditions défavorables où des slogans extra-professionnels ont été scandés».

L’Ugeta, dont la section locale avait pris part à la grève avant de s’en démarquer, a expliqué son retrait de ce conflit qui maintient les travailleurs et sans salaire depuis bientôt 4 mois. M.M. Limani a réitéré son appel à la sagesse, en destination des travailleurs.

Pour lui, cette unité doit reprendre son activité pour sauver les centaines d’emplois, l’activité des 150 éleveurs et des 160 distributeurs qui travaillent avec cette laiterie.

Nordine Douici Elwatan.com

Constantine. Situation intenable des exclus du relogement

Des dizaines d’exclus du relogement, issus des cités En Nasr et Ameziane, ont observé hier un sit-in devant le cabinet du wali.

Ils ont été éliminés de l’opération de relogement effectuée le 19 décembre 2011 dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire dans la wilaya de Constantine. Selon leur représentant, ce sont 40 familles qui n’ont pas bénéficié d’un nouveau logement lors de cette opération. «Nous avons été éliminés de la liste de relogement et nos recours ont été rejetés par les responsables de cette opération sans raison valable», a-t-il déclaré. Selon les protestataires, l’opération des contrats programme a été caractérisée par l’absence de transparence. «Pourtant, l’ex-chef de daïra de Constantine nous avait promis qu’on aurait la possibilité de participer au déroulement de cette opération dès le début, mais cette promesse n’a pas été tenue», reprochent des contestataires.

Un homme âgé de 78 ans a fait savoir qu’il avait participé à la création de la cité Ameziane dans les années 1970, mais qu’il a été évincé, au moment où plusieurs personnes étrangères à la cité ont bénéficié de nouveaux habitats, «parce que ayant des proches parmi les membres du comité de quartier». Autre fait grave, l’on apprend que ces quarante familles sont sans eau, sans électricité et sans gaz depuis plus de deux semaines. «Tout a été coupé lors de l’opération de relogement, et nous voilà coincés comme des rats», s’indigne le représentant de ces habitants. D’autre part leurs enfants n’ont pas été acceptés dans leurs établissements scolaires d’origine du fait que leurs dossiers ont été transférés à la nouvelle ville Ali Mendjeli. «C’est une situation injuste, intenable! Par la faute des autorités locales, nous n’avons plus aucun statut social, et nos enfants traînent. Que faire, alors ?» se sont encore révoltés ces «oubliés» du relogement.

Ratiba B. Elwatan.com

Souk Ahras. Sit-in des mécontents du logement devant le siège de la wilaya

Les mécontents du logement social ne décolèrent pas à Souk Ahras, et ce depuis la remise des clés, la semaine dernière, au profit de 232 nouveaux attributaires.

Des dizaines de personnes ont observé, hier matin, un sit-in devant le siège de la wilaya de Souk Ahras au milieu d’un important dispositif de sécurité déployé à l’entrée principale de l’édifice. Des demandeurs de logement dont les dossiers remontent à 1978, d’autres menacés d’expulsion ou vivant dans des maisons qui menacent ruine, ont demandé une révision des listes des attributaires ainsi que l’affichage des noms des indus bénéficiaires retenus à l’issue de l’opération d’étude des dossiers de recours.

Des contestataires ont aussi fustigé la commission de recensement des bidonvilles, lesquels seraient à l’origine, selon leurs dires, de la forte pression que connaît le chef-lieu de la wilaya en matière de logement social. «Nous les connaissons tous ces recycleurs de baraques qui jouissent de plusieurs complicités. Ils vous cèdent la baraque à 180 000 DA en contrepartie d’un bon de recensement et rebelote», tonne l’un d’eux. Ses propos sont confortés par la présence d’un groupe de mécontents montrés par la foule.

«Ils ne sont pas venus réclamer un toit comme nous (…) ce sont des attributaires de logements sociaux qui refusent que leurs baraques soient démolies par les autorités», enchaîne un autre. Une troisième catégorie de protestataires, venue réclamer le changement des F2 en F3, s’est montrée virulente à l’égard des responsables.
Des représentants des contestataires ont été reçus par le représentant du wali qui leur a promis de transmettre leurs préoccupations à qui de droit.

Abderrahmane Djafri Elwatan.com

Aïn-Kermès : Les enseignants du lycée Amirouche en grève

Les 15 enseignants du lycée colonel Amirouche de la ville de Aïn-Kermès ont observé hier une grève du travail en signe de protestation contre les décisions du directeur, C.B., en poste depuis plusieurs années. Selon des sources proches des protestataires, «ce responsable fait preuve de mégalomanie dans les relations de travail» alors, qu’au niveau de la direction de l’Éducation à Tiaret, une source fait savoir que cette sortie des enseignants est due «aux conséquences des heures supplémentaires non effectuées et qui ont influé sur l’octroi de la prime de rendement».

Fawzi Amellal Elwatan.com

Wilaya de Tizi Ouzou : Débrayage dans les transports

Le conflit dans les transports n’est pas encore réglé six mois après la mise en place du nouveau plan de circulation.

Les transporteurs, propriétaires de bus sont revenus, avant-hier, à la charge pour réitérer leurs revendications quant à l’amélioration des conditions de travail à la nouvelle gare routière de Bouhinoun. Depuis leur délocalisation dans cette nouvelle infrastructure en été dernier, les transporteurs sont entrés en conflit avec la direction des transports. Ainsi, dans la matinée du dimanche, les bus ont été immobilisés à l’intérieur et à l’entrée de la gare de Bouhinoun fermant l’accès aux quais. Aussitôt, un bouchon s’est formé, paralysant la circulation sur la rocade sud durant toute la journée. Des milliers de voyageurs ont été pénalisés, contraint à payer, parfois 800 DA à 1000 DA à des fraudeurs pour se rendre à Alger et vers d’autres destinations.

Elwatan.com

Bouira : Les transporteurs de voyageurs ne décolèrent pas

Cela fait six jours que la wilaya est totalement paralysée par le mouvement de grève des transporteurs.

Les transporteurs de voyageurs de la wilaya de Bouira radicalisent leur mouvement. Après deux rassemblements infructueux, ils ont procédé, hier matin, à la fermeture de plusieurs axes routiers. Les transporteurs de la daïra de Bechloul ont barricadé la RN5 en mettant le feu à des pneus, à quelques encablures à l’ouest du chef-lieu de daïra. «Nos collègues de Sour El Ghozlane, Lakhdaria et M’chedallah nous ont affirmé qu’ils protesteront de la même manière», indique un transporteur.

La situation se corse. Cela fait six jours que la wilaya est totalement paralysée par ce mouvement de grève et aucune mesure n’a été prise par les pouvoirs publics pour permettre aux citoyens de rejoindre à temps leurs destinations respectives. Face à la persistance des grévistes qui ne veulent pas quitter l’ancienne gare routière, située au centre-ville de Bouira, l’administration, elle, continue de faire la sourde oreille. Ainsi, il est à souligner que ce mouvement de protestation a été enclenché suite à la décision de la direction des transports de transférer toutes les lignes de transport intercommunal vers la nouvelle gare routière.

Les transporteurs privés, faut-il rappeler, refusent de quitter l’ancienne station. Si les pouvoirs publics continuent à se murer dans le silence, le débrayage risque fort de perdurer.

Ali Cherarak Elwatan.com


KALIMA.DZ

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