Page d’accueil

jeudi 19 janvier 2012

L’affaire Khalifa sera rejugée : Avec cette fois-ci les intouchables à la barre ?


La Cour suprême algérienne a accepté jeudi 19 janvier un pourvoi en cassation dans l'affaire de la banque El Khalifa, l'un des plus grands scandales financiers de l'Algérie. En mars 2007, Raik Khalifa, patron du groupe éponyme avait condamné à la perpétuité. Des avocats avaient dénoncé à l’époque l’immunité accordée par la justice à plusieurs personnalités pourtant citées au cours de l’instruction.

Selon Me Bourayou Khaled, cité par l'agence APS, l'affaire sera rejugée après le pourvoi introduit par la défense et le ministère public.

Le tribunal criminel de la Cour de justice de Blida (50 km au sud-ouest d'Alger) n'a pas encore fixé la date du nouveau procès qui fera suite à un premier qui s’est achevé le 22 mars 2007.

Quatre-vingt-quatorze personnes avaient été jugées notamment pour « association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance et falsification de documents officiels ».

Rafik Khalifa, golden boy déchu, aujourd’hui incarcéré dans une prison de Londres dans l’attente d’une éventuelle extradition, avait été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité notamment pour « association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux » dans le cadre du procès de la Khalifa Bank dont il est le fondateur.

Rafik Khalifa, 45 ans, fils d'un ancien ministre sous Ahmed Ben Bella, avait accusé à maintes reprises le président Bouteflika d'être derrière le démantèlement de son groupe et derrière ses ennuis judiciaires.

Lors de ce procès qui s’est tenu au tribunal de Blida, des avocats de la défense avaient accusé la justice algérienne d’avoir soustrait au jugement des ministres et de hautes personnalités dont les noms ont été pourtant cités au cours de l’instruction.

L’actuel ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, le patron du syndicat UGTA et le chef du parti islamiste MSP, Bouguera Soltani, entre autres, avaient comparu comme témoins, soulevant ainsi des doutes sur l’impartialité de la justice.

Des avocats avaient également demandé la comparution de l’actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia, mais la justice a refusé de le convoquer.

Du coup, pour l’opinion publique, le procès de Khalifa Bank aura été davantage celui des lampistes, les puissants ayant bénéficié des largesses du milliardaire ou participé à ces micmacs n’ont pas été inquiétés.

L'effondrement du groupe éponyme, constitué autour d'une banque (Khalifa Bank), d'une compagnie aérienne (Khalifa Airways) et de deux chaînes de télévision (KTV et Knews) et employant 20.000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé par des avocats entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

En France, Khalifa était connu pour avoir sponsorisé l'équipe de football de l'OM, l'Olympic de Marseille, et pour les largesses dont il aurait fait bénéficier des personnalités du showbiz notamment lors d gala organisé en septembre 2002 à la villa Bagatelle, au dessus de Cannes, achetée 37 millions d'euros et revendue moitié prix.

L'ex-magnat algérien est également poursuivi à Versailles (ouest de Paris) pour banqueroute et détournement de fonds et la France avait aussi demandé son extradition.

leBloggers

1 commentaire:

  1. ces une grande barriere pour les hauts resonsables de ponser a franchire les election

    RépondreSupprimer