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dimanche 6 novembre 2011

Rapport de Freedom House sur l’Algérie : Les réformes sont insuffisantes


Dans un nouveau rapport intitulé «Les pays à la croisée des chemins», l’organisation américaine Freedom House (FH) a établi un constat très critique sur l’Algérie et dit enregistrer une inquiétante atteinte à la liberté d’association.

Mettant les deux voisins, algérien et marocain, dans la même case des pays qui ont «pu contenir jusque-là des mouvements de protestation récurrents», ledit rapport note que «la conduite prudente des réformes qu’ils ont tous deux entreprises peut s’avérer insuffisante compte tenu des attentes en évolution rapide dans la région». L’avertissement de FH ne s’arrête pas à ce niveau. Passant en revue tous les manquements aux règles démocratiques que commet l’Algérie, le rapport cite les atteintes à liberté d’association, l’absence d’indépendance de la justice, le manque de transparence, les cas de fraude électorale, le musellement de la liberté d’expression, l’interdiction des rassemblements publics, la mainmise du Département du renseignement et de la sécurité sur la vie politique et économique du pays, les cas d’impunité et de torture, et la liste est non exhaustive.

Le même rapport, à l’intitulé très révélateur de «Pays à la croisée des chemins», donne une note médiocre à l’Algérie en termes de respect des règles démocratiques et émet une série de recommandations devant être appliquées comme signes de réelle volonté d’aller vers la démocratisation.

Ces recommandations, consignées dans le rapport signé par la politologue Amel Boubekeur, indiquent que «le Parlement doit être une institution de contrôle indépendante du pouvoir exécutif, émanant d’élections libres, dans lesquelles tous les candidats ont les mêmes chances». Ceci en guise de première recommandation. FH exhorte le gouvernement, après la levée de l’état d’urgence, à «se conformer immédiatement aux exigences légales et légitimes garantissant la liberté d’association et de rassemblement. L’organisation d’événements publics, la création de partis politiques, d’associations et de syndicats des travailleurs doit être autorisée». Les recommandations de FH concernent aussi le secteur de la sécurité.

«Le secteur de la sécurité doit être concerné par les réformes, y compris la clarification du rôle du DRS. Aussi mettre fin à l’impunité pour les militaires et les agents de sûreté.» Autre recommandation, celle concernant le système judiciaire dont l’indépendance doit être institutionnalisée et protégée. Et d’inviter le gouvernement à prendre des mesures pour institutionnaliser la transparence budgétaire, notamment dans le secteur des hydrocarbures.

N. B. ElwatanleBloggers

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