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vendredi 28 octobre 2011

Maghreb - Moyen Orient - L'obstination du témoignage - Rapport 2011


La situation des défenseurs est restée préoccupante dans la plupart des pays de la région, marquée par son mouvement pour la liberté et la dignité, aux diverses conséquences : en Tunisie et en Égypte, les dirigeants ont quitté le pouvoir ; en Jordanie, au Maroc et à Oman, ils ont promis de réviser la constitution ; dans le Territoire palestinien occupé (TPO), l’organisation d’élections présidentielle et législative a été annoncée ; en Irak, des mesures ont été entreprises contre le népotisme et la corruption. D’autres régimes ont répondu par la répression (Bahreïn, Libye, Syrie, Yémen).
Dans plusieurs pays, les rassemblements pacifiques ont été réprimés, les organisateurs harcelés (Algérie, Arabie saoudite, Égypte, Irak, Israël, TPO, Maroc et Sahara occidental, Syrie, Tunisie, Yémen). Les défenseurs n’ont pas été épargnés (Bahreïn, Égypte, Syrie, Tunisie, Yémen). Des législations continuent de limiter la liberté de réunion en Algérie, au Bahreïn ou au Yémen. En Égypte, une loi interdisant manifestations et grèves a été adoptée en avril 2011.
En Arabie saoudite et en Libye, la répression systématique rend impossible la constitution de mouvements indépendants de défense et de promotion des droits. En Tunisie, suite à la mise en place du Gouvernement de transition, les défenseurs bénéficient de davantage de liberté de s’organiser et d’agir.
Différentes formes de répressions ont ciblé les défenseurs des droits des réfugiés, des minorités ethniques et religieuses. En Israël, un défenseur a été agressé. Il œuvrait en faveur des libertés politiques des citoyens arabes.

Au Liban, des militants ont été victimes d’actes d’intimidations. En Algérie, en Arabie Saoudite, au Bahreïn et en Syrie, arrestations arbitraires et procédures judiciaires abusives ont visé les défenseurs des droits des communautés ibadites, chiites et kurdes.

Des actes d’intimidation ont aussi touché les défenseurs qui luttent contre la torture et les mauvais traitements. Au Bahreïn, ils ont fait l’objet d’une campagne de diffamation, certains ont été incarcérés.

Les journalistes qui dénoncent les violations des droits de l’Homme ou la corruption ont subi des représailles : assassinats (Irak), menaces, violences physiques (Tunisie, Yémen), arrestations arbitraires et harcèlement judiciaire (Bahreïn, Égypte, Maroc, Syrie, Tunisie, Yémen).

Dans les pays touchés par un conflit armé, les violations contre les défenseurs sont particulièrement graves : arrestations et détentions arbitraires, procès inéquitables ou agressions (Irak, Israël et TPO, Libye, Yémen).

Pour accéder à l’analyse complète de la région cliquez ici

Le rapport dans son intégralité est disponible ici

Le dossier de presse est disponible ici

FIDH
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