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dimanche 9 octobre 2011

Arrestations massives de chômeurs lors d'un rassemblement à El-Mouradia


C'est à une véritable rafle de chômeurs manifestants que les services de sécurité ont procédé pas loin de la présidence aujourd'hui.

Plus de vingt-cinq personnes au chômage qui tentaient de participer à un rassemblement aujourd'hui à El-Mouradia, près du siège de la présidence à Alger, ont été arrêtés par la police, a déclaré à l'AFP Samir Larabi porte-parole de leur coordination. Leur tort ? Ils revendiquaient du travail avec une cinquantaine d'autres chômeurs.

"J'ai été arrêté avec un autre jeune et emmené au commissariat du 15e arrondissement à El Mouradia. Ils ont pris nos coordonnées et nous ont transporté en voiture vers le centre-ville", a indiqué M. Larabi porte-parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). "Au moment où je vous parle, 25 chômeurs se trouvent encore dans différents commissariats", a ajouté M. Larabi qui précise que "Tahar Belabès, le coordinateur national de la CNDDC a été arrêté" et n'est plus joignable sur son téléphone.

Dans un communiqué "le comite national pour la défense des droits des chômeurs dénonce l'arrestation abusive et non justifiée de nos animateurs suite au rassemblement de la dignité auquel nous avons appelé aujourd'hui pour exiger la satisfaction de nos revendications les plus élémentaires". "Le CNDDC considère qu'au lieu et place de satisfaire nos revendications les plus légitimes, les pouvoirs publics préfèrent réprimer et user d'une politique de violence et d'intimidation policière pour annihiler toute tentative d'organisation sociale".

Le Comité national pour la défense des droits des chômeurs exige "la libération immédiate et inconditionnelle de ceux qui n'ont à se reprocher que le fait de lutter contre la fatalité du chômage, pour un travail décent et une vie digne".

Les représentants des chômeurs de plusieurs régions du pays s'étaient donné rendez-vous près de la présidence pour réclamer un travail décent pour tous, une allocation chômage équivalente à 50% du salaire national minimum garanti et l'arrêt du harcèlement de ses militants. En Algérie, le taux de chômage chez les jeunes, qui atteignait 50% il y a dix ans, reste toujours élevé, à plus de 20%, selon le Fonds monétaire international (FMI).

Avec AFP

Le Matin.DZ

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