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dimanche 25 septembre 2011

La CNCD-Oran dénonce la répression dont font l’objet des militants «La campagne de harcèlement policier est inacceptable»

Outrée par la campagne d’harcèlement et de répression qui s’abat sur les citoyens militants, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) d’Oran dénonce ces actes d’intimidation et se déclare solidaire de tous les militants pour la démocratie, la liberté et la justice sociale.

Cette série noire est longue. La CNCD est revenue sur la condamnation à 3 ans d’emprisonnement à Ouargla des représentants des chômeurs. Pour rappel, les habitants de Ouargla ont renoué avec la protestation depuis début août pour réclamer des emplois. Le porte-parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs, Tahar Belabès, a été arrêté. Cette arrestation n’a aucun lien, selon Tahar Belabès, avec les manifestations qui ont eu lieu à Ouargla, où il habite. «D’après ce qu’on m’a dit, je dois me rendre à Batna pour une affaire dont je n’ai aucune connaissance jusqu’à maintenant. Je suis convoqué par la brigade criminelle», a-t-il précisé.

Le Comité national pour la défense des droits des chômeurs estime que cette arrestation est une manière d’intimider les animateurs du mouvement social. LA CNCD déplore la campagne d’intimidation et le harcèlement policier dont font l’objet actuellement Yacine Zaïd et Tahar Belabès, et annonce sa participation aux actions de protestation prévues à cet effet, car «la cause défendue est juste».
Concernant la tentative d’incendie de l’imprimerie des quotidiens El Watan et El Khabar, la CNCD, qui accuse des «baltaguia», estime que cela démontre que la liberté de la presse reste un enjeu majeur qui doit regrouper les forces saines de l’Algérie. «L’hésitation entretenue autour de la question de l’ouverture du secteur de l’audiovisuel indique que tout sera fait par le pouvoir pour en diminuer l’impact en faisant en sorte que ce soit la clientèle du régime qui puisse être privilégiée, tout en concoctant une réglementation pour écarter les expressions autonomes.»

Sur un autre chapitre, la Coordination pense que l’affaire du président de l’APC de Zéralda comme celle, récente, de celui de la commune de Bir El Djir, montre qu’«à la veille du renouvellement des instances communales, tous les coups sont permis pour l’accaparement de la rente». De l’avis de la CNDC, les élections sous forme de cooptation, le manque total de transparence et le peu de prérogatives accordées aux élus par rapport à l’Exécutif ne peuvent que conduire à cette situation. Enfin, les animateurs de la Coordination d’Oran ont tenu à dénoncer la manipulation orchestrée autour de la date du 17 septembre dernier et considèrent cet événement comme l’indice d’une tentative de noyer les réseaux sociaux par «la voix de son maître».

Sur le plan international, la CNDC note que le régime «dictatorial» d’El Gueddafi est le premier responsable de la tournure que prennent les événements dans ce pays limitrophe de l’Algérie, «écrasé par une junte familiale qui a privatisé les richesses nationales. Privé de toute liberté et atteint dans sa dignité, le peuple libyen s’est révolté contre cet état de fait», observe la CNDC.

Nabila Amir Elwatan
leBloggers

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