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samedi 24 septembre 2011

Ils exigent leur recrutement au sein de la base de Sonatrach à Hassi R'mel 6 jeunes chômeurs entament une grève de la faim illimitée


Six jeunes universitaires chômeurs sont en grève de la faim depuis trois jours à Hassi R'Mel devant le siège de la direction de la Sonatrach. Ils réclament juste un emploi.

Les jeunes grévistes sont tous diplômés des écoles et universités algériennes dans les domaines techniques et scientifiques et attendent depuis leur sortie des établissements de formation une intégration au sein de l'entreprise Sonatrach.

Selon le militant Yacine Zaïd, membre de la Ligue des droits de l'homme, aile de maître Bouchachi, les grévistes n'ont pas trouvé une oreille attentive de la part des responsables locaux malgré plusieurs tentatives de contact. «Nous sommes marginalisés et menacés par le chef de daïra de Hassi R'mel. Ce dernier nous a menacé par la voix du premier vice-président de l'APC, Amar Ben Athmane, de nous tabasser et de nous emprisonner.

Il nous a demandé de cesser cette action de protestation et de rentrer chez nous à défaut d'être agressés et malmenés. Le chef de daïra refuse notre action de protestation pacifique», ont souligné les grévistes dans une lettre diffusée hier pour alerter l'opinion publique sur «les dépassements de l'administration locale à l'encontre de jeunes chômeurs algériens».

Selon les grévistes, le sénateur Ben Saïdene Chaïb, du parti du MSP, a apporté son soutien à ces jeunes et promis de nouer des contacts avec l'administration locale pour la prise en charge de leurs revendications. Il faut souligner que depuis plusieurs mois, des centaines de jeunes, voire plus, issus des régions du sud du pays, particulièrement dans la wilaya de Ouragla, ont protesté contre leur exclusion de l'accès à l'emploi dans cette zone économique.

Des entreprises algériennes et étrangères ont transgressé, selon eux, la législation du travail en recrutant parmi des proches et des personnes recommandées venant des zones du Nord. Le mouvement de protestation mené par ces jeunes a provoqué le départ du directeur local de l'emploi. Ce dernier ne pouvait plus supporter l'anarchie et les passe-droits. De hauts responsables ont dû se déplacer à Ourgala pour rassurer les jeunes de la région quant au respect de la réglementation de l'emploi et l'étude de leurs demandes d'embauche.

F.B Le Temps D'AlgérieleBloggers

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