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lundi 26 septembre 2011

Algérie : Un officier des RG évoque des menaces de mort contre le syndicaliste Rachid Malaoui


Le Snapap, un syndicat à « abattre » à tout prix ? Après le cambriolage de la Maison des Syndicats, une première tentative d’assassinat de son président, c’est au tour du propriétaire d’un appartement loué dans la banlieue d'Alger à ce syndicat autonome de faire l’objet de « harcèlement » et d’ « intimidation » policières, fustige un communiqué de ce syndicat autonome. Un officier des RG (renseignements généraux), cité par le Snapap, révèle qu’ « il se pourrait que Malaoui soit assassiné. »

Les faits remontent à dimanche 25 septembre 2011. « A 19h40, M. A. Belgacem, officier de police des Renseignements Généraux (RG) c’est présenté au domicile des propriétaires du local loué au Snapap pour les inviter à mettre un terme au contrat de location et d’expulser le Syndicat de ce local qui est son siège national », raconte M. Rachid Malaoui, président du syndicat et signataire du communiqué.

Au propriétaire du local, cet officier de la police lui « a proposé d’expulser le SNAPAP », « en lui promettant un nouveau locataire disposé à payer 600 euro par mois et à faire un paiement d’avance sur 5 ans des loyers », narre la même source.

Plus grave encore, la présidence de la République a donné ordre aux services de sécurité de mettre un terme aux activités de M. Rachid Malaoui, selon le Snapap, évoquant des instructions pour faire taire M. Malaoui.

« Il se pourrait que Malaoui soit assassiné...»

« Selon l’officier, les services de police auraient reçu des instructions de la présidence de la République pour mettre fin aux activités de Rachid Malaoui. Toujours selon cet officier de police, « il se pourrait que Malaoui soit assassiné et que dans ce cas le local occupé par le SNAPAP soit scellé pour une période de 5 ans et que les propriétaires soient trainés devant les tribunaux », s’inquiète-t-on au Snapap.

Cet agent des RG, poursuit le communiqué, « a déclaré avoir reçu des instructions pour fouiller le siège à la recherche de documents importants.

D’après lui, M .Malaoui recevrait de l’argent de l’étranger versé sur un compte CPA. »

Ne restant pas, cet agent de police « a proposé à la secrétaire du syndicat de travailler pour la police pour fournir des informations sur les activités tenues au siège national », lit-on dans le communiqué.

S’agit-il d’une initiative personnelle de l’officier de police ou a-t-il agit sur instruction de sa hiérarchie ? Fanfaronnade d’un policer ou vraie tentative de faire taire un syndicaliste qui dérange ? Les accusations portées par le SNAPAP devraient logiquement aboutir à une ouverture d’une information judiciaire.

Le Snapap dans le collimateur des autorités

Depuis le début de l’année 2011, ce syndicat national autonome des personnels de l’administration algérienne est particulièrement dans le collimateur des autorités.

Dans la soirée du samedi 19 à dimanche 20 mars, un groupe de baltaguia (voyous) s’est attaqué au siège de la maison de syndicats à Dar El Beida, à l'est d'Alger, où se tenait la réunion des enseignants contractuels et celle du comité des chômeurs.

Quelques mois après, soit le vendredi 15 juillet, Rachid Maalaoui, 47 ans, se dit victime d’une tentative d’assassinat qui a eu lieu à Oran lorsque les freins de son véhicule ont été sectionnés par des mains inconnues.

Interrogé, vingt-quatre heures après les faits, cet ingénieur en hydraulique accusait le pouvoir algérien de vouloir attenter à sa vie.

« J’accuse le pouvoir. Je suis un simple fonctionnaire et un syndicaliste. Je ne suis pas dans les affaires pour avoir des ennemis dans le monde du business », avait-t-il dénonce dans un entretien accordé à DNA.

leBloggers

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