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lundi 4 juillet 2011

Algérie : Le pouvoir harcèle les syndicalistes


Le régime algérien qui promet, en façade, des réformes politiques, harcèle sans cesse les syndicalistes et les leaders de la protestation, discrètement, à l'abri des médias et de l'attention de la communauté internationale.

Combien de grévistes ont-ils été sanctionnés par leurs responsables hiérarchiques pour la simple raison qu’ils ont observé un arrêt de travail ou une grève à laquelle leur syndicat a appelé. En plus du harcèlement et autres pressions psychologiques, on n’hésite pas à couper dans les salaires, à supprimer les primes ou carrément à décréter une mise à pied en violation avec la loi 90/11 qui autorise pourtant les travailleurs à faire grève pour peu que ce mouvement réponde aux critères requis, à savoir le dépôt d’un préavis et l’observation d’un piquet au sein même de l’entreprise ou de l’établissement.

Dans le secteur de la santé, le ton a été on ne peut plus grave. L’actuel ministre, qui pratique à merveille la politique de la carotte et du bâton, rassure d’une part les syndicats de la santé en leur promettant de répondre à leurs revendications, et d’autre part il recourt à la justice et à des retenues sur salaires, comme cela fut le cas avec les médecins résidents. C’est le cas également dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique où après le mouvement de protestation des étudiants plusieurs délégués font l’objet de représailles à l’image de Rahmoune Améziane, de Hamzaoui Abdelkrim, deux étudiants en doctorat à l’université de Béjaïa et celle de Bouzaréah, exclus de l’université. Le premier est interdit d’inscription dans toutes les universités du pays, alors que le second est suspendu pendant deux ans. Par ailleurs, des informations font état de blocages administratifs dont font l’objet certains étudiants ayant participé aux derniers mouvements de protestation. Ces blocages se manifestent par la lenteur dans la délivrance des diplômes de fin d’études. Autant d’exemple qui illustrent une partie des pratiques illégales à l’encontre des syndicats et de délégués dont leur seul tort est d’avoir dit non à la médiocrité et à l’anarchie.



Le SNAPAP dans le viseur du pouvoir


Les licenciements en raison d’activités syndicales concerne principalement les adhérents du Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), qui ont mené des mouvements de protestation dans différents secteurs de la Fonction publique. Depuis le début de l’année, 7 syndicalistes du secteur des communes ont été sanctionnés en raison de leurs activités syndicales. Le premier cas est celui de Mohamed Hadi, licencié par la commune de Chlef qui refuse même d’appliquer la décision de justice ordonnant sa réintégration à son poste. Cinq autres syndicalistes du Conseil national des communaux ont été suspendu par le P/APC de Sidi M’hamed le mois d’avril dernier, et ce, pour avoir participé à un mouvement de protestation. La décision du suspension a été prise sans passer par la commission de discipline habilitée à prendre de telles décisions, d’après Ali Yahia, président du Conseil national des communaux affilié au Snapap. Un autre cas similaire vient d’être signalé dans la commune de Djebahia dans la wilaya de Bouira où un membre du Snapap vient de recevoir le décision de suspension sans passer également par la commission de discipline comme prévu par la loi de travail. Les médecins spécialistes et généralistes n’ont pas été épargnés par cette campagne de licenciements pour activités syndicales. En effet, la grève illimitée lancée le mois du mois dernier par le Snapsp et le Snapssp a fait réagir le ministre de la Santé Djamel Ouled Abbas qui a ordonné la suspension de deux syndicalistes de leur fonction. Ils n’ont regagné leur poste qu’après les énormes pressions exercées par leurs collègues, qui ont fait preuve de solidarité et de soutien. La même situation a été vécue par les pompiers qui vivent sous pression chaque fois que l’un de leurs syndicats annonce un mouvement de grève, notamment lorsqu’il s’agit du Snapap, dont les adhérents dans le secteur de la Protection civile ont fait régulièrement l’objet de sanctions.

Enfin, le militant syndicaliste, Yacine Zaid, fait lui l'objet de pressions permanente, notamment au travers de procédure de justice.

Synthèse avec informations de presse.

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