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mercredi 1 juin 2011

vent de colère dans le sud


De violentes émeutes secouent la régionVent de colère dans le SudLe Sud algérien vit depuis quelques mois au rythme des émeutes et personne ne semble s’inquiéter, peut-être parce que la région, de par sa situation géographique, est trop loin du pouvoir central d’Alger. La culture de l’émeute n’est pas seulement une caractéristique des villes du Nord puisqu’elle a fini par gagner le Sud algérien avec la même intensité. Ainsi, on assiste depuis quelque temps à un vent de contestation sans précédant dans plusieurs wilayas du Sud. A El-Oued, Laghouat, Illizi mais aussi à Ouargla où se sont installées plusieurs firmes internationales, les affrontements opposant les forces de l’ordre et les citoyens sont devenues quasi quotidiennes. Et ce sont des émeutes contre le chômage et la mal-vie qui ont fait tache d’huile dans cette partie du pays. A Hassi Messaoud, une ville pétrolière et riche relevant de la wilaya de Ouargla, des jeunes chômeurs protestent depuis plus de dix jours contre leurs conditions de vie déplorables. Ils revendiquent un poste de travail digne auprès des multinationales qui activent dans les champs gaziers. Les manifestants bloquent quotidiennement le siège de la daïra et de l’APC et le siège de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), selon des témoins oculaires. Les jeunes chômeurs ont dénoncé le «clientélisme et le népotisme» du bureau de main-d’œuvre de la ville la plus riche d’Algérie. Toujours à Hassi Messaoud, une trentaine de jeunes chômeurs manifestent depuis cinq jours devant le siège de la firme Weatherford Oil Tool qui exerce dans le domaine de l’énergie. Les manifestants exigent leur intégration à leurs postes de travail après avoir obtenu une décision délivrée par le bureau de main-d’œuvre de ladite localité. Les chômeurs ont demandé l’intervention de l’Inspection du travail afin de les rétablir dans leurs droits et pour mettre fin à ce genre de «dépassements» qui deviennent, selon eux, récurrents, notamment au sein des multinationales. Selon un membre du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), d’autres jeunes sans emploi, venus de la wilaya d’Illizi ont rejoint ce mouvement de protestation. Un chômeur, âgé d’une trentaine d’années, a tenté le 25 mai dernier de s’immoler par le feu devant le siège de la wilaya de Ouargla. Ce n’est pas la première fois que ces tentatives de suicide se produisent dans cette région du Sud. En juin 2010, une tentative de suicide collectif entreprise par une dizaine de jeunes chômeurs a été avortée par les services de l’ordre. La route principale de la wilaya de Ouargla a été bloquée également le 24 mai par des jeunes chômeurs, affirme l’animateur du CNDDC. Les protestataires réclament un travail décent et une considération de la part des autorités locales. Des centaines d’habitants dont des femmes du quartier populaire de Taksebt, au nord de la ville d’El Oued, sont sortis avant-hier dans la rue, pour réclamer l’acquittement immédiat de plusieurs jeunes arrêtés par les forces de l’ordre lors d’une récente émeute. Le procès des cinq jeunes arrêtés a été reporté par le tribunal d’El-Oued. Depuis quelques jours, une vive tension règne dans la ville du Sud du pays. Longtemps confinée aux villes du Nord, la culture de l’émeute a donc fini par gagner le Sud. Ce mouvement de contestation est intervenu alors que les autorités multiplient les mesures d’apaisement.

H. L. Le jour d'AlgérieleBloggers

1 commentaire:

  1. c'est ce qui arrive lorsque tous les revenus du pays sont concentrées entre les mains d'un gouvernement classé parmi les plus corrompus, s'agissant du sud avec tout ce qu'il y a d'injuste de ne pas voir un centime de son pétrole, et encore plus insupportable d'être suspendu aux décision d'un groupe d'hommes qui siègent à 800 km du problème

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