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lundi 9 mai 2011

La «juge» qui fait parler d’elle à Staouéli


EN ATTENDANT LA DÉCISION DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE CHÉRAGA
La «juge» qui fait parler d’elle à Staouéli
L’Expression 08 Mai 2011

L’abus de pouvoir, depuis que l’homme existe, est l’accoucheuse véritable de l’Histoire.

Quelquefois, il suffit d’une étincelle pour allumer un grand incendie. Les pyromanes en sont persuadés. Rappelons-nous l’histoire de cette policière qui, dans un excès de zèle, a giflé un jeune chômeur, marchand de fruits et légumes de son état. Cela se passait dans une localité chez nos voisins tunisiens, à Sidi Bouzid.
La victime s’est immolée par le feu. Son nom a fait le tour de la planète. Il s’appelait Mohamed Bouazizi. La gifle de la policière a provoqué la… révolution dans plusieurs pays arabes. L’abus de pouvoir, depuis que l’homme existe, est l’accoucheuse véritable de l’Histoire.
Eh bien! ce même scénario, à peu de chose près, a failli se produire dans une résidence de la banlieue d’Alger. A Staouéli, à la cité Horizon Bleu, une juge fait la loi. Elle provoque ses voisins, les malmène, se targue de sa position sociale et de ses relations dans le milieu judiciaire.
Le procureur de la République de Chéraga (cour de Blida) a reçu dernièrement une plainte des habitants de cette résidence, représentés par les membres du syndic. Tous, des cadres encore en exercice ou à la retraite. De vrais pères de familles et de bons et loyaux citoyens. Mais cela ne suffit pas à se faire respecter par une voisine qui risque d’éclabousser tout le corps de la magistrature.
Le règlement de la copropriété voté en assemblée générale, comportant les droits et devoirs de chacun, conformément aux lois de la République et les textes régissant les biens immobiliers collectifs, est allègrement violé par… la juge.
Que s’est-il réellement passé pour que la situation soit explosive dans cette paisible résidence de la banlieue ouest d’Alger? La juge a accaparé, dit le comité, un espace vert commun. Elle y a planté des piquets avec fils de fer pour… «faire grimper ses plantes». Ainsi, cette «installation» délimite et finit par bloquer tout passage pour l’entretien de cette partie de la copropriété.
Deuxième étape: la juge installe un store, disent ses voisins, qui déborde largement sur l’espace commun. La juge refuse de restituer cet espace et menace ses voisins! Toutes les tentatives faites pour la convaincre de réviser sa position ont échoué. Elle a même fait appel à la police pour faire pression sur l’un de ses voisins.
Pis encore, propriétaire de deux logements dans cette cité, elle refuse carrément de payer ses charges, comme le font les 120 copropriétaires. Des charges pour assurer le bon fonctionnement de cette cité et payer une quinzaine de travailleurs entre femmes de ménage, gardiens de jour comme de nuit et agents polyvalents. Voilà le récit, en bref, de cet abus de pouvoir caractérisé d’une juge qui risque de mettre le feu aux poudres si le procureur général n’intervient pas dans les meilleurs délais pour déclencher une enquête.
La semaine prochaine aura lieu une assemblée générale, indique-t-on, des copropriétaires. A l’ordre du jour: dépôt de plainte et médiatisation de l’affaire pour dénoncer à l’opinion publique les abus d’autorité d’une juge qui a fait main basse sur le bien d’autrui.
Affaire à suivre.

LQA

leBloggers

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