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samedi 21 mai 2011

Grève des travailleurs communaux Le CNSC dénonce les intimidations et les abus


Après 11 jours de grève, les travailleurs communaux dénoncent les pressions, les intimidations et autres abus de l’administration.

Les travailleurs communaux, qui entament aujourd’hui le 11e jour d’une grève illimitée, dénoncent les pressions exercées par les administrations. «Les walis ont donné comme consigne aux présidents d’APC d’entamer des poursuites judiciaires à l’encontre des travailleurs grévistes. Et si certains maires n’ont pas pris en compte ces ordres contraires à la loi, d’autres en revanche ont d’ores et déjà lancé les procédures», s’indigne Ali Yahia, président du Conseil national du secteur des communes (CNSC). Pourtant, «si action en justice il doit y avoir, la réglementation stipule clairement qu’il revient au ministère de l’Intérieur de porter plainte, mais uniquement contre le bureau national du CNSC, initiateur du débrayage, et non à l’encontre du personnel», explique-t-il.

Et là n’est pas l’unique violation des droits syndicaux enregistrés par le CNSC. «Dans certaines municipalités, les responsables n’ont pas hésité à remplacer les employés. A l’état civil par exemple, ils ont installé de jeunes gens engagés dans le cadre du filet social. Ou encore, pour ce qui est du ramassage des ordures, des conventions ont été signées avec des sociétés privées de nettoyage», relate le président du CNSC. Pourtant, les intimidations et autres abus ne sauraient faire céder les syndicalistes, qui se disent déterminés à poursuivre leur mouvement. «Nous observerons, en parallèle de la grève qui est maintenue, des rassemblements devant les sièges de wilaya, et ce, tous les jeudis. Le Conseil national doit se réunir vendredi afin de statuer sur les actions à organiser», prévoit Ali Yahia. Malgré des taux de suivi «satisfaisants et stables d’une moyenne de 80%», et qui affecte à des degrés différents près de 1200 communes de par le territoire national, le syndicaliste affirme qu’aucun dialogue n’a été ouvert par la tutelle.

Et ce, en dépit des désagréments causés par cette grève des différents corps de métier communaux, «tout simplement parce que les pouvoirs publics n’ont aucune considération envers les citoyens», déplore le président du CNSC. Citoyens qui semblent être «compréhensifs et solidaires» des travailleurs municipaux. D’autant plus qu’un service minimum est assuré. «Et même plus d’ailleurs», précise Ali Yahia. Les permanences prévues par la loi consistent en la transcription des décès pour les services d’état civil, le ramassage des déchets hospitaliers pour le nettoyage, le gardiennage des enceintes publiques pour la sécurité, ainsi que l’approvisionnement en eau dans les campagnes.
Liste à laquelle vient s’ajouter le ramassage scolaire, «pour ne pas bloquer les élèves qui sont en période d’examens».

Ghania Lassal Elwatan
leBloggers

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