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vendredi 20 mai 2011

Bouteflika apporte son «soutien» au dictateur du Yémen qui a déjà négocié son départ


Contesté dans son pays, sur le point de remettre le tablier après 33 ans de pouvoir, le président Yéménite Ali Abdallah Saleh, vient de recevoir l’appui officiel du chef de l’Etat algérien, Abdelaziz Bouteflika. Alors que les capitales occidentales et arabes prennent leur distance à l’égard de ce despote, alors que l’opposition yéménite a déjà signé un accord pour son départ, Bouteflika lui exprime son soutien sans réserves.

« Je tiens à vous exprimer ma détermination à continuer à œuvrer avec vous pour le développement des relations de fraternité et de coopération qui lient nos deux pays dans l’intérêt des deux peuples frères », écrit Abdelaziz Bouteflika, dans un message adressé au président Ali Abdallah Saleh à l’occasion de la célébration du 21ème anniversaire de l’unification du Yémen.

« Il m’est agréable, au moment où la République du Yémen s’apprête à célébrer le 21ème anniversaire de sa fête nationale de vous présenter au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel mes sincères félicitations ainsi que mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité continus pour le peuple yéménite frère », poursuit le chef d’Etat dans ce message, cité par l’agence APS.

Dans son message, Abdelazziz Bouteflika a bien évidement éludé les événements sanglants qui secouent ce pays. Depuis fin janvier 2010, le Yémen est secoué par un mouvement de contestation visant le départ du président Saleh.

Environ 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations appelant au départ de M. Saleh, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources médicales et de sécurité.

Après cinq mois de crise politique au Yémen, l’opposition et le président Ali Abdallah Saleh ont accepté mercredi 18 mai de signer le plan de transition élaboré par les pays du Golfe.

Cette cinquième version du texte légèrement modifié après l’intervention de diplomates américains et européens prévoit le départ de Saleh de la présidence dans un délai d’un mois. Il lui accorde aussi l’immunité ainsi qu’à ses proches collaborateurs.

Le message adressé par le président algérien au chef de l’Etat yéménite est déroutant. S’agit-il d’un pied de nez de la part de Bouteflika à ceux qui, au Yémen et à l’étranger, souhaitent le départ de ce dictateur en poste depuis 33 ans ? S’agit-il d’une bourde diplomatique de la part de la présidence algérienne ? Toujours est-il que ce message de soutien détonne.

Avec agences

ALGERIE360

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