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vendredi 20 mai 2011

Abdelaziz Ziari, un élu sans complexes


En lisant la récente interview de Sir Abdelaziz Ziari[1], un élu du peuple et président du parlement, une chambre célèbre où s’entassent beaucoup d’autres élus du Chaab comme lui, j’ai été enchantée par plus d’un point et si, vous permettez j’aimerais partager ces moments de pur bonheur avec vous, même si je suis restée sur ma faim à propos de certains détails.

Ziari rappelle aux démocrates, et à sa façon, un triste épisode : « J’étais ministre ….et j’ai vu les démocrates devant le siège du gouvernement pour exiger l’arrêt du processus électoral et l’intervention de l’armée pour LES PROTEGER du choix du peuple »

Qu’avez-vous vu d’autres M. Ziari ? Allez un petit effort s’il vous plait !

Et côté peuple, vous souvenez vous de quelques détails et autres supplications ?

Ziari nous honore au passage de cette psychanalyse presque freudienne sur l’opposition : « Le COMPLEXE de l’opposition est qu’elle refuse de reconnaître qu’elle est minoritaire, certains attaquent le FLN alors que le FLN est présent partout »

De quelle opposition complexée parlez vous M. Ziari ? La votre, celles de lièvres ?

Ou celle dont les militants sont mutilés, exilés ou sous terre ? Dans tous les cas de figure, il y a de quoi être un tant soit peu complexé face à des champions qui gagnent à toutes les courses depuis 50 ans, et paraît-il sans dopage !

Et sinon, comment avez-vous fait pour estimer que l’opposition était minoritaire ? Grâce à ce sport que vous pratiquez sans COMPLEXES et qui s’apparente aux élections ?

Il fallait y penser, M. Ziari, votre monde doit en effet être plein de psychopathes, de frustrés et d’insatisfaits insatiables !

Là, on pense qu’il se surpasse mais pas encore, patience.

Il poursuit sans complexes et semble jubiler de constater que son président n’ait pas cédé à l’opposition, quoi de plus démocratique que de ne pas céder aux minorités, me diriez vous, surtout que M.Ziari est formel, les revendications des Algériens se limitent aux aspects sociaux comme le salaire.

Quelle Baraka d’avoir un peuple aussi décomplexé, un ghachi qui ne se lasse jamais de réclamer du social !

Les appels à des réformes politiques émanant de « groupes restreints » dont on n’a pas jugé utile d’explorer les complexes ne leur seraient pas parvenus, lui et sa cabale d’élus.

Mais là, où franchement le président de leur assemblée m’épate personnellement, c’est quand il dénonce et s’indigne haut et fort : « De quelle réformes parlent-ils ? Ils veulent qu’on quitte la scène pour venir prendre NOS POSTES »

Il ne croit pas si bien dire en parlant de scène, c’est bel et bien d’un décor qu’il s’agit.

Ces postes, M .Ziari, ne sont ils pas censés être temporaires, le temps d’un mandat ?

Mais vous avez sans doute raison de nous faire la leçon et de nous rappeler à l’ordre.

Il n’y a pas à être ni prude ni pudique quand il s’agit de défendre sa croûte, je suis admirative face à cette clarté qui n’a d’égal que votre spontanéité dans ces moments difficiles où il est inutile de s’encombrer à habiller les vérités.

Dire les choses aussi crûment est la meilleure preuve que vous êtes un « homme libéré » et en effet sans complexes ! C’est une révolution !

Surtout, ne laissez personne vous impressionner ou vous abuser avec des discours complexes piochés sur les cendres de ce Bouazizi ou les effluves de cadavres de la place Tahrir.

Question cadavres, vous n’allez tout de même pas vous laisser complexer par les trois chats d’ailleurs, on en a plus que tout le monde, et pas seulement des brûlés vifs, on a des noyés, des enterrés vivants, des égorgés, des déchiquetés, des égorgés sur les trottoirs et de tout âge, toute catégorie, pas seulement des chômeurs ou des jeunes.

Ah ! Comme c’est clair la politique sans détours et sans complexes.

ZA, le 19 mai 2011 LQA

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