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jeudi 3 mars 2011

Lutte contre la corruption La LADDH crée une cellule de protection de l'argent public

Une cellule de protection de l’argent public et de lutte contre la corruption a été mise en place, ce mercredi 2 mars, par la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (Laddh). Elle sera constituée de sept membres dont deux avocats. Dans un premier temps, cette cellule aura pour principale mission de former les militants et de sensibiliser les citoyens. Elle travaillera aussi pour la modification de la législation en rapport avec la lutte contre la corruption. La ligue pourra également divulguer certaines affaires de corruption dont elle prendra connaissance.

« La ligue peut jouer un rôle dans la lutte contre la corruption. L’article 33 de la constitution algérienne dit que tous les citoyens en tant qu’individus ou en tant qu’organisations ont le droit de défendre les droits fondamentaux des Algériens. Et la corruption est une forme d’atteinte aux droits sociaux, économiques et culturels des Algériens. Il y a également la convention internationale liée à la lutte contre la corruption qui donne le droit à la société civile de combattre ce phénomène », a indiqué Me Mustapha Bouchachi, président la Laddh lors d’une conférence de presse à Alger.

Ce nouveau mécanisme est perçu comme comme une nécessité et même une urgence par les membres de cette organisation. D’abord dans les grandes affaires de corruption, a fait remarquer Me Bouchachi, ce sont les simples fonctionnaires qui sont sommés de rendre des comptes à la justice. Il cite à titre d’exemple l’affaire Khalifa. Ensuite, il a a rappelé que même le parquet « est soumis au pouvoir exécutif » dans ce genre d’affaires. « C’est lui qui donne l’ordre d’ouvrir tel ou tel dossier ». Or la séparation entre les pouvoirs est une condition sine qua non pour prétendre lutter contre ce phénomène, a fait noter l'avocat Me Benissad.

TSA

leBloggers

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