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mercredi 5 janvier 2011

Emeutes contre le mal-vivre : Comme un air de déjà-vu…


Tipaza, Alger, Oran et bien d’autres wilayas : La révolte du peuple algérien est à prendre très au sérieux. La dernière fois que les Algériens ont investi les rues pour dénoncer ouvertement le mal-vivre, c’était un certain 5 octobre 88. Les responsables auront beau ressasser que la flambée des prix est due aux fluctuations des marchés internationaux, les Algériens ne comprennent toujours pas pourquoi ils doivent être, à chaque fois, les souffre-douleur d’un Régime profondément injuste.

L’Algérie qui affiche une santé financière inédite, est devenue ce pays paradoxal où l’Etat compte les milliards de dollars et le peuple les miettes qu’engendre une gestion chaotique. Les chiffres sont là : En 2010, l’Algérie a connu 112.878 émeutes ! Édifiant! 2011 ne sera pas meilleure. Bien au contraire puisque la nature même de la contestation a changé. Avec un SNMG à 15.000 dinars et un kilo de sucre à 130 dinars, l’équation est vite fait par l’Algérien moyen : Mieux vaut finir en prison ou en suicidaire. Le Gouvernement algérien, toujours en retard, agit dans la panique. Lui qui n’a rien vu venir, ou qui n’a rien voulu voir, est, désormais, dans l’obligation d’agir. Il le fera certainement par la répression des mouvements de contestation puis, en mettant en place d’autres mécanismes ponctuels qui ne feront que retarder la sentence.

Mais jusqu’à quand le Régime algérien pourra-t-il survivre grâce à du bricolage? Pourquoi ne pas faire dans la simplicité et engager un vaste mouvement de réformes et un débat national sur la situation du pays? Nourri par la violence, le Régime algérien ne peut concevoir sa survie que par la violence. Qu’elle vienne de la matraque ou de l’oppression, la violence a toujours été la seule réponse apportée par l’Etat algérien. Mais cette violence n’est plus tolérée par le peuple algérien. L’injustice engendre la révolte, même quand il s’agit des chiens. Les Algériens l’ont prouvé une fois. Ils peuvent le refaire.

2011 ne sera pas une année ordinaire.


ALGERIE-FOCUS

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