Page d’accueil

vendredi 3 décembre 2010

Maroc : Chekib El-Khiari doit être libéré


Ce défenseur des droits humains a été condamné le 24 juin 2009 à trois ans de prison et à une très lourde amende. La condamnation se fonde sur les déclarations faites à la télévision nationale marocaine par Chekib El Khiari en janvier 2009, déclarations relatives à des affaires de trafic de drogue et de corruption, dénonçant l’implication de hauts responsables de l'appareil d’État.
Chekib El Khiari est considéré comme un prisonnier d’opinion, arrêté, poursuivi et condamné uniquement pour des raisons politiques – à cause de son travail contre la corruption et le trafic de drogue à Nador, et pour ses activités en faveur des droits humains.


Monsieur le Président,

Chekib El-Khiari, défenseur des droits humains et journaliste, a été condamné le 24 juin 2009 à trois ans de prison et à une très lourde amende pour outrage aux institutions publiques ainsi que pour avoir ouvert un compte bancaire à l’étranger et transféré de l’argent sans avoir obtenu les autorisations nécessaires. Ce compte avait été ouvert en Espagne afin de pouvoir encaisser un chèque de 250 euros versé par le quotidien El País en règlement d'un article, en 2006.

La condamnation a été effectuée suite aux déclarations faites à la télévision nationale marocaine par Chekib El Khiari en janvier 2009, déclarations relatives à des affaires de trafic de drogue et de corruption, critiquant des individus occupant des fonctions dans l'appareil de l'État.

Le 14 octobre 2010, il a été transféré à la prison de Meknès, à 400 km de ses parents âgés et malades qui ne pourront plus lui rendre visite en prison.

Amnesty International considère que Chekib El Khiari est un prisonnier d’opinion, arrêté, poursuivi et condamné uniquement pour des raisons politiques – à cause de son travail contre la corruption et le trafic de drogue à Nador, et pour ses activités en faveur des droits humains.

Nous vous demandons dès lors sa libération immédiate et inconditionnelle, et lançons également un appel en faveur de l'abrogation ou de l'amendement des dispositions du Code pénal et du Code de la presse qui font de l'exercice pacifique du droit à la liberté d'expression un acte passible de poursuites pénales. Dans cette perspective, nous vous demandons de veiller en particulier à ce qu’aucune restriction, hormis celles autorisées par le droit international, ne soit imposée aux défenseurs des droits humains et aux journalistes au Maroc.

En espérant que vous ferez droit à nos requêtes, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l’expression de notre haute considération.

Maroc : Chekib El-Khiari doit être libéré

leBloggers

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire