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mardi 12 octobre 2010

Ils fixent un délai de trois jours pour prendre en charge leurs doléances Les chômeurs de Laghouat reçus au ministère du Travail


Les jeunes chômeurs de Laghouat, qui observent depuis avant-hier des sit-in à Alger pour réclamer leur droit au travail, sont rentrés chez eux après une entrevue avec les responsables du ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Après un rassemblement devant la maison de la presse, une vingtaine de jeunes chômeurs venus de la ville de Laghouat se sont déplacés hier au siège du ministère du Travail à Belcourt afin de crier haut et fort leur ras-le-bol et dénoncer leurs conditions sociales déplorables. Les manifestants ont été violemment interdits de se regrouper devant la bâtisse du ministère. Après des échauffourées et bousculades, les jeunes ont fini par être reçus par le directeur de l’emploi au niveau du ministère du Travail. Selon le porte-parole de ce groupe de jeunes, Zegoua Ahmed, «les responsables de cette instance ont demandé aux jeunes chômeurs de leur accorder un délai de trois jours pour prendre les mesures nécessaires et trouver une solution à leur problème». «Nous avons accepté cette proposition. Mais, si aucune solution ne vient nous sortir de cette misère, nous reviendrons à la charge par une grève de la faim», menace-t-il. Selon notre interlocuteur, le directeur de l’emploi a promis d’enquêter sur les critères de recrutement pratiqués par l’Agence nationale de l’emploi (Anem) de la wilaya de Laghouat. «Le responsable s’est même engagé à saisir l’inspection du travail ainsi que les élus locaux sur notre cas», affirme le jeune chômeur. «Nous ne demandons pas la lune. Nous demandons un droit constitutionnel, à savoir un travail pour subvenir aux besoins de nos familles. Il est anormal que les champs gaziers de Hassi R’mel soient situés à 100 km dans notre région et qu’aucun de nos jeunes diplômés n’ait accès aux centaines d’entreprises d’hydrocarbures qui y activent. Le chômage est un problème national. Nous ne sommes qu’un échantillon», déplore-t-il. Les jeunes chômeurs de Laghouat dénoncent «l’injustice et la hogra» qui rongent le monde du travail dans cette région. «Les pratiques du clientélisme et du régionalisme sont les maîtres mots dans le secteur de l’emploi à Laghouat et surtout au niveau de l’Anem», fulmine notre interlocuteur. Les grèves et les émeutes realtives au «chômage» tendent à se généraliser ces dernières années en Algérie. A défaut de canaux d’expression et de dialogue, les jeunes chômeurs recourent à la rue pour exprimer leur désarroi. En août dernier, une vingtaine de jeunes chômeurs de Hassi R’mel avaient observé une grève de la faim pour réclamer des postes d’emploi dignes.

Hocine L. Le jour d'Algérie

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