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dimanche 8 août 2010

Hassi-R’mel (LAGHOUAT) Une trentaine de chômeurs en grève de la faim


La colère monte au sein des chômeurs de Hassi-R’mel, chef-lieu de daïra distant d’environ 120 km au sud de Laghouat. En guise de réponse au silence opposé par les pouvoirs publics et les élus locaux quant à leurs revendications, les quatre premiers chômeurs qui ont entamé une grève de la faim ouverte depuis mardi passé devant le siège de la daïra de Hassi-R’mel ont été rejoints par trois autres pour partager les feuilles de carton étalées devant le siège de la daïra.
Le mouvement prend de l’ampleur puisqu’une vingtaine de chômeurs s’apprêtent, nous dit-on, à les rejoindre à partir d’hier (samedi). Sous un soleil de plomb, les grévistes se disent lâchés et laissés-pour-compte par leurs propres élus qui n’ont pas daigné, selon eux, les éclairer sur leur situation sociale précaire et leur état de santé qui ne cesse de se dégrader. En effet, deux des grévistes ont été transférés à la polyclinique de Hassi-R’mel pour les réhydrater et leur prodiguer les soins nécessaires. aAussitôt sortis, ils ont rejoint leurs collègues pour continuer la grève qu’ils ne comptent pas abandonner jusqu’à la satisfaction de leurs revendications qu’ils estiment légitimes, à savoir des postes de travail stables et à durée indéterminée, le droit au logement décent et à des infrastructures de loisirs.
À les croire, les chômeurs de cette paisible région qui abrite l’un des plus grands gisements gaziers du monde, et pour appuyer la légitimité de revendiquer leurs droits par une grève de la faim, considérée par quelques-uns comme un moyen extrême, l’un des grévistes a expliqué que des membres de leurs familles seraient prêts à rejoindre les leurs pour entamer eux aussi une grève de la faim à leurs côtés. Nous avons tenté vainement de joindre le chef de daïra pour de plus amples informations à ce sujet, mais les grévistes nous ont indiqué que celui-ci serait en congé.
Quant aux élus locaux, ils ont brillé par leur absence sur les lieux. En attendant, les grévistes de la faim maintiennent leur mouvement jusqu’à l’aboutissement de leur revendication, et ce sous un soleil de plomb et des vents parfois chauds et violents, conjugués à une température qui avoisine 49°C en cette période de canicule. Affaire à suivre.

leBloggers

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